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Open et régime de savoirs en recomposition : le cas de la consultation République Numérique

Auteur/Author : Célya Gruson-Daniel

Les multiples traductions françaises du terme open (ouvert, gratuit ou bien encore libre) en fonction du contexte sont révélatrices de sa richesse polysémique. Les débats sur cette notion donnent un éclairage sur les enjeux socio-politiques actuels associés aux recompositions d’un régime de savoir en contexte numérique.

Des tensions dont témoigne la vivacité des échanges qui ont eu lieu lors de la consultation pour une République Numérique (2015) autour de l’article « le libre accès aux publications scientifiques en recherche publique ». Par une approche à la croisée entre sociologie pragmatique et sciences de l’information et de la communication, cette étude entend dépasser la lecture dichotomique, parfois un peu caricaturale, du débat sur l’open access entre vision utopique du libre accès et regard pragmatique favorable à un accès ouvert raisonné.

L’enquête ethnographique numérique – menée dans une démarche de théorisation ancrée – donne à voir la richesse des perspectives et des stratégies argumentatives déployées par différentes parties prenantes, plus spécifiquement en sciences humaines et sociales, en fonction des espaces numériques investis.

Par la présentation de deux espaces clefs de ces débats – la plateforme de la consultation et un média généraliste en ligne – cette analyse montre que ces grandes distinctions « pragmatiques et utopistes » relèvent plutôt de stratégies argumentatives employées par les parties prenantes pour légitimer leur propos dans un contexte de controverse technoscientifique.

URL : https://rfsic.revues.org/3214

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Quels choix juridiques pour la médiation culturelle et scientifique dans l’environnement numérique ?

Auteur/Author : Lionel Maurel

La dimension juridique n’est pas forcément celle à laquelle on songe en premier lorsque l’on envisage les «enjeux numériques pour la médiation scientifique et culturelle du passé».

Pourtant, tout autant que la technique, le droit est devenu aujourd’hui un facteur essentiel d’interopérabilité dans l’environnement numérique. Tout projet culturel ou scientifique produisant des données et/ou des contenus doit s’interroger sur les conditions juridiques de mise à disposition de ces objets, sous peine que ces questions ne se posent ensuite a posteriori, en provoquant alors souvent difficultés et blocages pour ne pas avoir été suffisamment anticipées.

Cette dimension juridique est néanmoins de plus en plus importante pour les institutions culturelles (archives, bibliothèques, musées, etc.), ainsi que pour les équipes de chercheurs à mesure que la démarche du Linked Open Data (LOD) se développe et place les porteurs de projets devant des choix souvent complexes à effectuer.

L’ouverture des données implique en effet d’être en mesure de choisir entre plusieurs licences parmi le panel d’outils contractuels existants pour les appliquer à différents objets, sachant que leurs effets varient sensiblement et ne sont pas neutres pour les réutilisateurs en aval.

La visibilité des projets, leur capacité à nouer des relations avec d’autres initiatives et les formes même de médiation qui pourront être mis en oeuvre auprès de différents publics découlent en partie des décisions qui auront été prises à propos des conditions d’utilisation des données et contenus.

Le présent article vise à décrire les principes de base à partir desquels ces choix peuvent être effectués dans de bonnes conditions. En particulier, cet article s’attachera à montrer que faire le choix de l’ouverture par le biais de licences adaptées constitue un atout pour le développement de la médiation autour des données de la recherche.

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01577998/

 

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Valoriser les ressources numériques alternatives dans les bibliothèques publiques : un vecteur d’opportunités pour le développement des biens communs

Auteur/Author : Hans Dillaerts

Les ressources numériques alternatives peuvent être définies comme des ressources relevant du domaine public ou des ressources numériques diffusées sous la forme d’une licence libre. La place qu’occupent ces ressources dans les bibliothèques publiques est encore marginale.

Force est de constater que les politiques documentaires des bibliothèques publiques s’articulent prioritairement autour de l’offre commerciale portée par les éditeurs. Alors qu’il paraît évident que l’intégration et la valorisation de ces ressources libres au cœur des politiques documentaires permettraient non seulement aux bibliothèques de proposer une offre plus riche et plus diversifiée, mais aussi de valoriser la richesse littéraire, culturelle et artistique qui se développe sur le Web en dehors de la sphère marchande.

Quelles sont ces ressources numériques alternatives ? Comment opérer et construire une offre documentaire complémentaire des ressources physiques ? Quels enjeux pour les bibliothèques, le métier et les missions des bibliothécaires?

URL : https://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_01561437

 

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Interopérabilité et logiques organisationnelles. Ce qu’ouvrir ses données veut dire

Auteurs/Authors : Marie Després-Lonnet, Béatrice Micheau, Marie Destandau

Dans la perspective de l’ouverture des données publiques, nous accompagnons trois institutions qui gèrent des fonds liés à la musique, dans cette triple évolution technique, organisationnelle et politique.

L’objectif est de concevoir une « ontologie » qui servira d’appui à la description de la musique. Notre collaboration avec les experts a permis de saisir les tensions que ce projet génère, malgré la volonté collective de parvenir à une modélisation partagée.

Nous avons ainsi pu montrer que chaque institution porte un regard situé sur la musique comme pratique sociale et sur les objets et documents qu’elle détient. La recherche d’un modèle commun et qui pourrait s’appliquer globalement nécessite que chaque institution envisage les données et les concepts associés d’une façon plus globale et remette en partie en question ses modes de faire.

Notre étude montre que pour ne pas aboutir à un modèle totalement abstrait, il convient de voir la modélisation comme une forme de discours qui s’inscrit dans la continuité des écritures de notre patrimoine culturel : écritures vivantes, faites de négociations constantes entre normes et bricolages, nécessités organisationnelles et adaptation à des contraintes ponctuelles, dont nous retrouvons sans cesse les multiples traces, qui sont autant de matériaux pour nos recherches sur l’anthropologie des savoirs.

Les recherches présentées dans cet article ont été partiellement financé par le projet ANR-2014-CE24-0020 «DOREMUS.

URL : http://www.revue-cossi.info/numeros/n-2-2017-bricolages-improvisations-et-resilience-organisationnelle-face-aux-risques-informationnels-et-communicationnels/663-2-2017-revue-despres-lonnet-micheau-destandau

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La formation face aux risques numériques : bricolages, improvisations et résilience institutionnelle liés aux usages des données ouvertes

Auteurs/Authors : Camille Capelle, Anne Lehmans, Franc Morandi, Karel Soumagnac

La perception des risques par les acteurs de l’éducation qui s’engagent dans des activités pédagogiques autour des données ouvertes en contexte scolaire induit des bricolages et des improvisations.

Des formes de résilience apparaissent, dans les modalités de gouvernance des données ouvertes du côté des collectivités qui les diffusent, et dans les postures éducatives des enseignants à travers la construction de séquences pédagogiques.

Une enquête réalisée à partir d’entretiens et d’un repérage des ressources existantes a abouti à l’identification d’un écosystème émergent. Celui-ci permet de construire et d’expérimenter des ressources, de s’auto-organiser et d’apprendre, grâce aux projets, à faire face aux enjeux de la société du numérique.

URL : http://www.revue-cossi.info/numeros/n-2-2017-bricolages-improvisations-et-resilience-organisationnelle-face-aux-risques-informationnels-et-communicationnels/658-2-2017-revue-capelle-lehmans-morandi-soumagnac

 

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Tablettes et ados : des bibliothécaires scolaires à la page

Auteur/Author : Stéphanie Pouchot

Les technologies numériques pourraient avoir des impacts négatifs sur l’apprentissage à l’école, notamment sur la concentration, la lecture en profondeur et la mémorisation. Pour autant, leurs retombées positives sont elles aussi bien réelles, par exemple sur les tâches à accomplir, la vitesse de lecture et la compréhension.

Quelle que soit la position adoptée, les technologies et dispositifs numériques ont de toute façon fait leur entrée à l’école. Il est donc nécessaire pour les personnels des établissements scolaires de se « former au numérique ».

Afin de poser le contexte, le présent article revient sur les résultats de la dernière enquête JAMES (« Jeunes, activités, médias – enquête Suisse »). La suite est consacrée à un retour d’expérience concernant sur une formation aux ebooks conçue pour des bibliothécaires du cycle d’orientation de l’État de Genève.

Seront abordés le profil des participants, structure de la formation, pistes d’action concrètes. Enfin, la dernière partie rappelle l’importance du rôle des bibliothécaires scolaires dans le domaine de la littératie numérique et l’accompagnement des élèves à l’appropriation des potentialités et la connaissance des leurs limites.

URL : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01547452

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Open data et smart cities : quels chantiers pour les SIC?

Auteurs/Authors : Valentyna Dymytrova, Valérie Larroche, Françoise Paquienséguy, Marie-France Peyrelong

L’article rend compte des questionnements et analyses info-communicationnels en cours dans le cadre d’une ANR OpenSensingCity, regroupant outre les chercheurs en sciences de l’information et de la communication (équipe ELICO), des chercheurs en informatique (Armines de l’Ecole des Mines de Saint Etienne) et des entreprises (Antidot et Hikob).

Nous nous intéressons particulièrement aux stratégies des acteurs constituant l’écosystème de l’Open data en lien avec les smart cities. Dans cet écosystème, l’attention se porte plus spécifiquement sur deux types d’acteurs : les collectivités territoriales et les réutilisateurs professionnels.

Les portails de l’Open data des collectivités territoriales sont étudiés par une approche sémio-pragmatique permettant d’analyser les stratégies éditoriales et la place de la Métropole dans l’écosystème.

Quant aux réutilisateurs, leurs usages et les pratiques professionnels sont saisis à travers les entretiens semi-discursifs. Enfin, ces deux thématiques de smart cities et de l’Open data nous amènent à reconsidérer la question des communs.

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01543355