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DataCite au service des données scientifiques : Identifier pour valoriser

Les données de la recherche, sous forme d’objets numériques très divers, sont en train de trouver leur place dans les services d’information scientifique et technique (IST), principalement – mais pas uniquement – comme compléments des publications qui s’appuient sur ces données.

L’intégration de différents types de ressources numériques avance, et doit être accompagnée par des standards d’interopérabilité, des formats communs de métadonnées et des possibilités de lier ces contenus entre eux et de les citer de manière normalisée.

Le consortium international DataCite, dans lequel l’Inist-CNRS représente la France, s’est mis comme objectif de soutenir et accélérer cette évolution. Il opère en particulier comme une agence d’enregistrement de DOI (Digital Object Identifier), considérant ces DOI, déjà bien établis dans le monde de l’édition, comme un outil efficace pour identifier les données de manière pérenne, pour ainsi faciliter leur découverte et pour y accéder, et puis pour les citer.

DataCite a développé son propre schéma de métadonnées et a mis en place des fonctionnalités spécifiques qui favorisent le partage et la réutilisation des données. Une telle valorisation s’inscrit en particulier dans une approche de pleinement bénéficier du potentiel des open data.

Elle est aussi une contribution essentielle à une meilleure reconnaissance du travail scientifique de production, gestion et mise à disposition de données, et notamment sa prise en compte dans les critères d’évaluation.

Il est d’ailleurs encourageant de voir que ces critères se s’ouvrent à des métriques alternatives, y compris celles concernant les données. Le sujet particulier de la citation des données a récemment été l’objet de plusieurs initiatives internationales visant à harmoniser les pratiques et émettre des recommandations.

Elles ont convergé, à travers le Data Citation Synthesis Group, vers quelques principes en train d’être largement reconnus et acceptés. Dans ce contexte, les éditeurs doivent s’adapter et clairement définir leurs politiques en termes de liens entre données et publications. On observe d’ailleurs une tendance forte vers des accords entre éditeurs et réservoirs de données.

Les actions et services de DataCite s’intègrent dans d’autres structures et initiatives internationales mises en place autour des données de la recherche et des identifiants pérennes: Research Data Alliance, WDS-ICSU, CODATA, EPIC, Data Citation Index, etc.

Un exemple particulier présente le projet européen ODIN, où DataCite et l’initiative ORCID pour la création d’identifiants d’auteurs tentent de connecter les différents types d’identifiants.

URL  : http://eprints.rclis.org/28188/

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Les pratiques de recherche documentaire, de publication et de diffusion scientifique des productions de la recherche à l’Université Paris-Sud : questionnaire à destination des chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants

Il s’agit de l’analyse détaillée des réponses à une enquête en ligne à destination des chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants de l’université Paris-Sud sur leurs pratiques de recherche documentaire, de publication et d’archivage de leurs productions scientifiques.

Cette enquête a été réalisée du 3 février au 7 avril 2015 dans le cadre du projet du Schéma Directeur numérique de l’université Paris-Sud de réservoir des productions de la recherche à des fins d’archivage systématique, de diffusion et de valorisation.

URL : Les pratiques de recherche documentaire, de publication et de diffusion scientifique des productions de la recherche à l’Université Paris-Sud

Alternative location : http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/hal-01292693v1

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De l’usage des revues juridiques dématérialisées : A propos des interactions entre TIC et recherche juridique

Si la réussite d’une revue juridique se traduit tant par la diversité des thématiques abordées et de ses auteurs que par l’actualité des propos, force est de reconnaître que sa longévité est un critère tout aussi pertinent. Une existence qui doit essentiellement sa pérennité à l’investissement originel de ses créateurs et continu de ses contributeurs.

Il faut avouer que le support dématérialisé évince toute contrainte financière substantielle pour une revue et que l’accès libre aux articles (le fameux open-access) facilite grandement la diffusion des travaux de recherche. La revue Neptunus du Centre de Droit Maritime et Océanique de l’Université de Nantes a ainsi été précurseur dans la diffusion des idées sans contrainte matérielle ou financière.

D’ailleurs, quelques années après sa création en 1994, des prises de position et des appels en ce sens, hors de nos frontières nationales, initient une réflexion, désormais ancrée dans toutes les politiques d’innovation et de recherche…

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-01288752

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Évaluation ouverte par les pairs : de l’expérimentation à la modélisation : Récit d’une expérience d’évaluation ouverte par les pairs

Cet article relate le déroulement de l’expérimentation d’un dispositif d’évaluation ouverte par les pairs et de commentaire ouvert, pour des propositions d’articles à la revue en sciences de l’environnement VertigO, publication scientifique électronique en accès libre.

Si cette expérimentation ne s’est pas déroulée sur un temps assez long (4 mois) et un corpus assez étendu (10 manuscrits) pour en tirer des conclusions quantitatives fermes, elle expose néanmoins des pistes et des réflexions concrètes sur les potentialités et les limites de l’ouverture des processus d’évaluation – au sens large – pour la publication scientifique.

Se basant sur l’exemplarité de l’expérience et une observation participante en tant que secrétaire de rédaction consacré à l’évaluation ouverte, l’article propose finalement la modélisation du prototype expérimenté. Ce modèle, surnommé OPRISM, pourrait être utilisé dans d’autres cadres éditoriaux pour les sciences humaines et sociales.

URL : https://hal-paris1.archives-ouvertes.fr/hal-01283582v1

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Archivage pérenne en bibliothèque universitaire : bilan et perspectives

Auteur/Author : Elsa Ferracci

Au vu des risques que créée l’obsolescence technologique, l’archivage pérenne des contenus numériques s’avère désormais incontournable et constitue un enjeu pour l’Enseignement supérieur et la Recherche. La préservation à très long terme nécessite cependant des compétences et des techniques spécifiques et implique des coûts, humains et financiers. Pour la bibliothèque universitaire se pose alors la question du rôle qui doit être le sien au regard de l’archivage pérenne des contenus numériques qu’elle est amenée à stocker, à diffuser ou à produire.

L’objectif de ce mémoire est de dresser un panorama de l’archivage pérenne dans l’Enseignement supérieur et la Recherche, de présenter et d’analyser un ensemble de retours d’expérience de bibliothèques universitaires ayant mené à bien, ou mettant actuellement en oeuvre, ou encore envisageant un projet d’archivage pérenne, et d’en déduire les difficultés et les obstacles qui s’opposent à une réelle avancée de l’archivage pérenne en bibliothèque universitaire.

Le mémoire envisagera la mutualisation, à divers niveaux, comme une réponse à ces difficultés.

URL : Archivage pérenne en bibliothèque universitaire : bilan et perspectives

Alternative location : http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notices/65767-archivage-perenne-en-bibliotheque-universitaire-bilan-et-perspectives

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Pour qui écrivons-nous ?

Cet article revient sur 10 ans de discussions en France autour de l’accès ouvert aux publications scientifiques, en poursuivant deux objectifs. D’une part, il tente de clarifier certains termes du débat. Il s’agit en particulier de distinguer les nombreuses manières de mettre un article en ligne (par l’auteur ou par la revue, sur un site personnel, dans une archive ouverte ou sur un portail de revues, etc.).

Il s’agit également d’envisager une variété de modèles économiques possibles. L’article distingue notamment, outre le modèle classique de l’abonnement, celui de l’auteur-payeur et celui du freemium (financement volontaire par certaines institutions).

D’autre part, l’auteure prend position en faveur de l’accès ouvert. Elle souligne qu’il est déjà largement pratiqué en France, tandis que les revues de bien d’autres pays ne deviennent jamais, même plusieurs années après parution, librement accessibles.

Elle insiste enfin sur l’enjeu que représente pour les auteur.e.s comme pour les revues de sciences humaines et sociales l’ouverture d’un lectorat immensément plus large que celui des pairs.

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01309291

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Mutations dans la sous-filière de la revue scientifique dans les domaines STM : une analyse par les industries culturelles

Auteur/Author : Chérifa Boukacem-Zeghmouri

La revue scientifique, sous-filière du livre, a connu ces vingt dernières années des évolutions à la fois d’ordre technologique, social, économique et politique. Ces évolutions ont construit – dans le domaine des sciences dures et des sciences de la vie (STM) – chez les acteurs dominants des positionnements et des stratégies qui ont exacerbé le processus d’industrialisation de la sous-filière.

Pour analyser, caractériser et comprendre les formes d’industrialisation de la revue scientifique dans les domaines STM, nous avons revisité nos travaux de recherche en faisant appel au cadre théorique des industries culturelles (Miège, 1978) (Bouquillion, 2013). Au sein de ce cadre, nous avons souligné la cohérence de l’évolution de nos thématiques de recherches qui portèrent aussi bien sur les modalités de la production de la revue scientifique, que sur celles de la diffusion et de l’appropriation.

Nous avons également mieux identifié les contributions de nos recherches au sein de chaque thématique. Notamment, nous avons pu formaliser à partir de nos contributions que la dimension sociale des usages des plateformes de revues scientifiques ne peut être envisagée de manière disjointe de l’offre de contenus par les acteurs dominants et de leurs stratégies.

Ce faisant, à l’aide d’un ensemble de concepts, nous avons réexaminé et discuté nos travaux et leurs conclusions pour donner une lecture des mécanismes d’industrialisation qui ont prévalu dans l’univers papier et qui se prolongent dans l’univers numérique.

Nous avons ainsi montré que le glissement de la revue scientifique papier à la revue scientifique numérique est rythmée par deux transitions socio-techniques majeures qui ont ouvert la porte à de nouveaux intermédiaires, issus du Web. Les deux transitions ont été identifiées à l’aide d’une grille d’analyse permettant d’identifier les traits pertinents de l’industrialisation de la filière.

Nous avons ainsi pu tenir compte des acteurs impliqués, du modèle socio-économique associé, de la notion de risque, de la nature des produits et de leur valeur associée, de leur internationalisation, des crises identifiées au sein de la sous-filière, mais aussi des paradigmes industriels dominants (convergence, collaboration et production).

Ces deux transitions prennent le contrepied des discours « révolutionnaires » autour de la publication scientifique qui ont prévalu à la fin des années 1990 et qui sont encore vivaces. Elles montrent que l’émancipation de la revue scientifique vis-à-vis du modèle éditorial papier vient seulement de s’amorcer. Chacune de ces transitions ouvre la voie à de nouvelles modalités de publication qui côtoient les modalités antérieures, sans les anéantir.

L’évolution de la filière semble donc se diriger vers la coexistence de deux modèles socio-économiques, le modèle éditorial et le modèle du flot. La première transition, développée dans le chapitre 1 du mémoire est qualifiée de « Numérisation ». Elle souligne les liens maintenus ou distendus entre le modèle éditorial de la revue papier et celui de la revue électronique. Elle représente une phase d’édition de documents numériques, encore ancrée dans les repères de l’autorité éditoriale de la revue papier.

Durant cette phase, la stabilité des formes structurelle et matérielle de l’article a été préservée. La phase de numérisation a conduit à un accès et à une circulation sans précédent des articles de la revue scientifique. Cette phase exacerbe le processus d’autonomisation de l’article scientifique – amorcé dans les années 1980 autour des bases de données bibliographiques – avec le modèle de la plateforme, introduit par l’offre des grands groupes de l’édition scientifique.

La seconde phase, qualifiée de « Fragmentation », rend compte de la manière avec laquelle les pratiques d’accès à l’article scientifique – autonomisé – se sont développées à l’aide du moteur de recherche Google, proposant un accès simplifié et direct à la publication scientifique. Cette phase donne à voir des mouvements stratégiques entre éditeurs scientifiques et Google, devenu le nouvel intermédiaire de la sous-filière de la revue scientifique. La phase de fragmentation conduit les grands groupes de l’édition scientifique à prendre en compte un nouveau modèle économique, associé au « Libre Accès » destiné à consolider leur place dans la sous-filière.

La troisième partie de la note d’HdR s’appuie sur nos travaux les plus récents – dont certains sont en cours – autour des nouvelles formes de publication de l’article et de la revue scientifique. Cette dernière partie fait appel au paradigme industriel de la création pour mettre en lumière les mécanismes d’intensification de la production scientifique. Elle est traversée par la question du statut et de la nature en redéfinition de l’article et de l’information scientifiques, au sein d’une sous-filière qui émarge à deux modèles socio-économiques, le modèle éditorial et le modèle du flot.

La question du périmètre des communautés ciblées, des nouveaux régimes d’autorité de l’article scientifique en regard des nouvelles formes collaboratives de production de la connaissance scientifique est également soulevée. Les évolutions touchant à la publication scientifique ont été traitées par différentes disciplines (histoire des sciences, sociologie des sciences).

Cette note de mémoire en vue de l’obtention de l’HdR propose une contribution des sciences de l’information et de la communication, par ses propres cadres d’analyse, à la compréhension des évolutions d’une sous-filière du livre, la revue scientifique. Selon le principe de réflexivité, les constats portés par nos travaux empiriques, viennent interroger et alimenter le cadre théorique que nous avons emprunté pour l’exercice de ce mémoire d’HdR.

Nos contributions se situent essentiellement autour des stratégies d’accès, de diffusion et de valorisation développées par les acteurs dominants de la sous-filière, les grands groupes de l’édition scientifique, fragilisés par la montée du modèle socio-économique du flot.

URL : http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/tel-01281524v1