Évaluation de la production des laboratoires de recherche en SIC dans l’environnement de la science ouverte : analyse bibliométrique des publications sur HAL

Auteur/Author : Arezki Achouri

Cette étude fournit une première approche d’évaluation de la production scientifique des laboratoires de recherche en Sciences de l’information et de la communication (SIC) sur la plateforme d’archives ouvertes HAL.

Elle porte sur les publications de 36 laboratoires de recherche en SIC dans HAL et présente les résultats d’une analyse bibliométrique réalisée à partir des données extraites via HAL. L’objectif de cette étude est d’analyser la présence des laboratoires de recherche en SIC sur HAL en fonction d’un certain nombre de variables : le nombre de dépôts, la langue de publication, la typologie des documents et la part des documents en libre accès.

Les résultats de l’étude ont montré une présence importante des laboratoires en SIC sur HAL, mais nous avons également constaté des différences entre les laboratoires de recherche concernant leur nombre dépôts, leur ouverture en termes de libre accès ainsi que l’internationalisation de leurs collections. Chaque laboratoire a sa propre politique de publication sur HAL.

URL : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03344887

L’usage de la plateforme HAL par les unités de recherche de l’Université de Lille. La situation en 2021

Auteurs/Authors : Eric Kergosien, Joachim Schöpfel

Cette note présente les résultats d’une étude de suivi sur l’usage de la plateforme HAL par les laboratoires de recherche de l’Université de Lille, réalisée en avril 2021. L’analyse a porté sur les dépôts dans HAL, sur la création d’une collection et sur la part des documents en libre accès.

L’étude propose une photographie de la situation en 2021, par rapport aux résultats des analyses de 2019 et 2020, en montrant l’évolution de l’usage de HAL par les unités de recherche et l’impact de la mise en place d’une archive institutionnelle locale nommée LillOA.

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03372596

Dissimuler ou disséminer ? Une étude sur le sort réservé aux résultats négatifs

Auteures/Authors : Marie-Emilia Herbet, Jérémie Leonard, Maria Santangelo, Lucie Albaret

Une enquête composée de 34 questions a été adressée à des chercheurs en chimie, physique, sciences de l’ingénieur et de l’environnement, en vue d’identifier leur rapport aux résultats de recherche infructueux ainsi que les freins et les leviers de leur diffusion.

L’étude se fonde sur 310 réponses complètes émanant de participants affiliés à des établissements de recherche et d’enseignement français. Menée dans le cadre du projet Datacc, porté par les bibliothèques universitaires de Lyon et Grenoble Alpes, engagées dans l’accompagnement des chercheurs à l’ouverture des données de recherche, notre étude permet de combler le déficit de données sur le sujet au regard des disciplines concernées.

Elle relève que 81% des chercheurs interrogés ont déjà produit des résultats négatifs pertinents et 75% se disent prêts à publier ce type de données. Pourtant, seuls 12,5% des répondants ont déjà eu l’occasion de le faire dans une revue scientifique. Ce contraste béant entre l’intention et la pratique soulève des interrogations sur les obstacles en présence et les solutions potentielles à apporter.

URL : Dissimuler ou disséminer ? Une étude sur le sort réservé aux résultats négatifs

Original location : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03371040

L’ouverture des matériaux de recherche ethnographiques en question

Auteur-e-s/Authors : Florence Revelin, Alix Levain, Morgane Mignon, Marianne Noel, Betty Queffelec, Pascal Raux, Hervé Squividant

Le mouvement d’ouverture des données scientifiques constitue, pour les sciences humaines et sociales (SHS), un défi à la fois épistémologique, juridique, éthique et technique. Il se manifeste par des normes et injonctions multiples vis-à-vis des communautés de recherche, qui peinent à s’y conformer et à se saisir des instruments mis à leur disposition.

Le projet PARDOQ vise à rendre intelligibles les implications complexes de ce mouvement pour les communautés travaillant à partir de données qualitatives (ethnographiques), à travers l’analyse de l’expérience de chercheuses et chercheurs confronté.e.s à la tension entre partage et protection des données ethnographiques, en prenant appui d’une part sur une étude de cas (le programme de recherche interdisciplinaire Parchemins) et d’autre part sur une enquête auprès de chercheurs.euses pratiquant l’ethnographie et de membres de réseaux scientifiques, techniques et juridiques d’appui et à la recherche.

URL : L’ouverture des matériaux de recherche ethnographiques en question

Original location : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03238067

Covid-19 et Science ouverte, premiers reculs

Auteur/Author : Ghislaine Chartron

Cet article propose un premier bilan de la science ouverte liée à la pandémie Covid-19. Typologie des ressources mises à disposition en fonction des publics cibles, analyse de certains problèmes de qualité de l’information et des données, enjeux de la science des données et de la gouvernance des données, énoncé de certaines limites de la science ouverte dans le contexte Covid-19, évolution de la communication scientifique en virologie.

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03347094

Plasticité du billet de recherche en SHS. À propos des co-publications du blog Carnets de Terrain et du site The Conversation

Auteur/Author : Ingrid Mayeur

Le présent article aborde la question de la plasticité du document numérique à partir d’un cas concret, celui d’une démarche de publication menée conjointement dans deux espaces médiatiques liés à des domaines d’activités distincts : scientifique pour le premier (la plateforme de blogging en SHS Hypotheses.org, et plus spécifiquement le blog de la revue d’anthropologie et de sciences humaines Terrain), informationnel pour le second (le site collaboratif The Conversation).

Si ces publications conjointes ne constituent pas une remédiation au sens où un document se trouverait énoncé à nouveau au sein d’un dispositif numérique et porterait les marques liées à ce nouveau contexte d’énonciation (Colas-Blaise 2018), les variantes textuelles résultant des choix énonciatifs effectués dans l’un et l’autre de ces dispositifs médiatiques s’avèrent signifiantes au regard du projet communicationnel qu’ils soutiennent.

Mobilisant l’approche heuristique des espaces de communication (Odin 2011), nous tenterons de les identifier et d’en proposer une lecture, en portant l’attention sur la temporalité des dispositifs comme source de variation médiatique (Bonaccorsi et Flon 2014).

DOI : https://doi.org/10.4000/semen.14710