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Les revues littéraires en ligne : entre éditorialisation et réseaux d’intelligences

Cet article propose un état des lieux sur les revues littéraires numériques. Cette tâche pourrait sembler facile si l’on considère que ces expériences existent depuis très peu de temps. Les premières revues en ligne apparaissent, en effet, au début des années 1990.

Pourtant, la question est beaucoup plus complexe que ce que l’on pourrait penser, et cela, pour une série de raisons qui seront analysées dans cet article. Il n’est tout d’abord pas évident de s’entendre sur ce que l’on définit par l’expression « revue littéraire numérique ».

D’une part car on fait référence, avec le mot « numérique », à une série d’expériences et de pratiques hétérogènes et différentes qui peuvent difficilement être regroupées ensemble. D’autre part parce que ce qu’on appelle désormais la « révolution numérique » a déterminé des changements importants quant au sens des contenus, de leur production, de leur validation et de leur distribution et a par conséquent fortement affecté la signification du mot « revue » lui-même.

Il faudra ainsi prendre séparément en considération une série de phénomènes différents et essayer de rendre compte de pratiques hétérogènes qui se chevauchent et empiètent l’une sur l’autre. L’article proposera d’abord une analyse des enjeux de la numérisation des revues, à savoir le processus de transposition des revues papier au format électronique.

Il s’attaquera ensuite aux expériences des revues numériques dès leur création pour comprendre s’il y a une différence, et laquelle, entre les premières et les secondes.

Pour finir, on tentera de comprendre en quoi le numérique en tant que phénomène culturel — et en particulier les changements de diffusion et de circulation des contenus ainsi que les différentes formes de ce que l’on appelle désormais « éditorialisation » — a transformé l’idée même de revue et donné lieu à des pratiques et à des expériences complexes et hybrides dont la place dans le panorama culturel est difficile à saisir.

URL : https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/11379/revues-litteraires-en-ligne-vitali-rosati.pdf

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Quand la culture scientifique s’affranchit sur le web : l’exemple des blogs de science en français (2003-2014)

Connaissez-vous les chercheurs Baptiste Coulmont, Jean Véronis , Tom Roud (un pseudonyme), Olivier Ertzscheid ou André Gunthert ? Peut-être, mais ils vous diront sans doute plus de choses si vous êtes un lecteur aguerri des blogs de science, éventuellement de longue date. Ces pionniers des blogs de science en français, ayant chacun ouvert leur blog entre juillet 2003 et août 2005, ont contribué entre à ce que l’association des termes “blog” et “chercheur” ne soit plus incongrue. Quant à moi, si je tenais déjà un blog personnel, je n’ai ouvert mon propre blog de science qu’en janvier 2006.

J’ai par la suite contribué largement à façonner cette communauté alors en éclosion, grâce au portail du C@fé des sciences et à mon prosélytisme à tout crin. À la fois acteur et témoin privilégié de cette histoire, j’aimerais vous en conter quelques bribes, en priant les lecteurs de m’excuser des maladresses que je pourrai commettre dans cet exercice délicat et nouveau pour moi. Mon propos sera organisé de façon thématique, en suivant à peu près une progression chronologique.

Je ferai le plus souvent appel à ma mémoire et mes archives personnelles, tout en citant des documents tiers contemporains du récit qui compléteront mon témoignage et donneront un aperçu de l’évolution du discours et des arguments !

URL : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01242707

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L’accessibilité web comme porte et enjeu de médiation des savoirs

Comme l’indique le rapport de l’Union européenne de 2009, l’accessibilité web aux ressources numériques a pour objectif de « mettre le web et ses services à la disposition de tous les individus, quels que soient leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique et leurs aptitudes physiques ». Malgré la présence de nombreuses normes, le WCAG ou le RGAA en France, les développeurs web en charge des sites et de la mise à disposition de ressources numériques intègrent encore peu ces normes et ces logiques informationnelles.

Nous nous appuierons dans un premier temps, sur les résultats d’une enquête nationale menée en 2013 (Lespinet, Liquète, Pinède et al.) montrant les représentations et la nature des freins actuels et réfléchirons, dans un second temps, en quoi l’approche par la médiation des savoirs sous l’angle de l’accessibilité reste une dimension à interroger.

Le postulat que nous évoquerons serait, entre autres, de dépasser les approches informationnelles orientées « usages » pour considérer plutôt une approche orientée « interactions producteur(s)-usagers », où une part des médiations consisterait à lutter contre les représentations et les blocages des acteurs gérant et mettant à disposition les documents numériques dans les systèmes d’information et sur les sites web.

URL : http://dms.revues.org/1200

 

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La médiation numérique du patrimoine : quels savoirs au musée ?

En poursuivant des recherches en cours sur les médiations culturelles innovantes au musée, participant ainsi aux réflexions menées actuellement en Sciences de l’information et de la communication (SIC) sur la médiation culturelle et ses diverses typologies, nous souhaitons enrichir la définition de ce processus, en nous intéressant ici aux dispositifs numériques de plus en plus nombreux aujourd’hui dans les musées.

Derrière la fausse évidence d’une médiation généralisée, les dispositifs informatiques en réseau ou dispositifs numériques de médiation culturelle interrogent les pratiques des usagers, visiteurs de musées, tout en brouillant les frontières entre numérisation et accès aux collections, patrimoine réel et patrimoine numérique, transmission/valorisation et appropriation/partage.

L’enquête a permis de repérer des dispositifs numériques qui hésitent encore entre information, médiation et communication. Les entretiens menés auprès de deux responsables de services éducatifs de deux musées toulousains soulèvent la question des savoirs proposés par les musées : des savoirs scientifiques issus de l’étude des objets, des savoirs techniques véhiculés par les objets médiateurs ou les dispositifs et les savoirs empiriques des publics.

URL : http://dms.revues.org/1219

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Enjeux de la numérisation des herbiers pour l’information et la communication scientifiques : de la transformation des matières documentaires à l’évolution des pratiques

Nous appréhendons les mutations entraînées par la numérisation des collections d’histoire naturelle dans la production et la communication de l’information scientifique. Notre étude s’appuie sur une analyse des herbiers comme artefacts répondant aux besoins de la conservation et de la communication de l’information entre acteurs intervenant dans la production des savoirs mobilisant les collections.

Nous analysons le statut documentaire des images à partir de leur exploitation différentielle dans les pratiques scientifiques selon les objectifs et étapes des recherches. Malgré les limites de l’exploitation des bases de données d’images pour le travail sur les spécimens, elles sont essentielles à l’accès et à l’enrichissement des informations des collections.

URL : http://lesenjeux.u-grenoble3.fr/2015-dossier/05-Chupin/index.html

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L’open access dans la formation continue des bibliothécaires et documentalistes

Après une première étude sur la formation professionnelle dans le domaine du libre accès à l’information (open access), l’Université de Technologie, des Art et Sciences de Cologne (TH Cologne) et l’Université de Lille 3 ont mené une étude comparative de la formation continue sur l’open access. L’objectif est de faire un état des lieux de l’offre de formation des trois dernières années, de comparer la situation dans les deux pays et de faire des propositions pour le développement de la formation continue sur l’open access.

L’objet est l’offre des principaux prestataires de formation continue dans le domaine des bibliothèques et sciences de l’information, dans les deux pays. En France, l’enquête s’adresse en particulier aux associations professionnelles ADBS et ABF, aux organismes publics dans l’enseignement supérieur et la recherche (URFIST, CRFCB, ENSSIB, bibliothèques universitaires, INIST), au consortium COUPERIN et à certains réseaux (MEDICI, Renatis etc.).

L’étude est accompagnée par plusieurs structures du Nord Pas-de-Calais (CRFCB MédiaLille, SCD et Formation Continue de Lille 3, Ecole Doctorale SHS, Collège Doctoral de la COMUE). En Allemagne, l’enquête implique entre autre l’offre de formation continue de la TH Cologne, de l’Université Libre de Berlin et du land Schleswig-Holstein, de plusieurs associations professionnelles (y compris leurs conférences) et autant que possible des BU et d’autres initiatives de l’open access. L’enquête s’est faite par écrit. Les questions concernent plusieurs aspects, en particulier : le public cible, les objectifs, les contenus, le format, la durée, les pré-requis (expériences professionnelles, compétences particulières etc.), évaluation par les participants, forces et faiblesses du point de vue du prestataire, perspectives pour la suite, suggestions etc.

L’enquête concerne la période de 2012 à 2015. Elle a lieu en juin et juillet 2015. Les résultats ont été présentés lors de la conférence OAT15 à Zurich , avant d‘être publiés avec les données. L’étude a été subventionnée par l’Université de Lille 3.

URL : http://hal.univ-lille3.fr/hal-01233838

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Les humanités digitales précèdent-elle le numérique ?

Le but de cet article est de montrer que les humanités digitales débutent en fait bien avant l’informatique en s’inscrivant dans l’histoire des outils de traitement et d’organisation de l’information. Nous montrons ici l’importance de l’index et la volonté des premiers humanistes d’améliorer l’accès et la recherche d’information. Certaines problématiques (surabondance de l’information, lecture à distance, perte d’attention, etc.) que nous pensons récentes sont en fait anciennes.

URL : http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_01220978