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Fabriquer des documents en Bibliothèque universitaire : un modèle d’apprentissage actif à la recherche documentaire

Auteur/Author  : Nathalie Joubert

Depuis plus de dix ans, les bibliothécaires tentent de renouveler les espaces et les services qu’ils proposent, en privilégiant la relation avec leurs publics. L’environnement dans lequel nous situons nos réflexions est celui des bibliothèques universitaires, autour des questions de formation documentaire des étudiants de licence en sciences humaines.

Constatant que la pédagogie traditionnelle ne correspond plus aux attentes des étudiants, les bibliothécaires cherchent à rénover les modalités de cette formation. De nouveaux concepts se développent, basés sur la pédagogie active, notamment sous la forme de laboratoires favorisant diverses expérimentations liées aux nouvelles technologies et plaçant l’utilisateur au cœur de l’innovation.

Partant de ces principes, nous envisageons une transposition vers des ateliers ludiques et actifs de fabrication de document par le biais d’enquête documentaire menée par des étudiants à qui une mission est confiée. Nous proposons d’interroger ces « DocuFabs » en tant qu’alternatives pédagogiques pour l’apprentissage des compétences informationnelles.

URL : https://revue-cossi.info/numeros/n-6-2019-questionner-les-manieres-d-habiter-les-espaces-documentaires-d-acces-aux-savoirs-une-approche-sensible/752-fabriquer-des-documents-en-bibliotheque-universitaire-un-modele-d-apprentissage-actif-a-la-recherche-documentaire-nathalie-joubert

 

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Les humanités numériques n’existent pas

Auteur/Author : Éric Guichard

Nous commençons par exposer la complexité de la culture numérique et de la culture de l’écrit, qui définit le cadre de la première. Nous montrons que cette culture nous fait osciller entre bricolage et réflexivité (comme par le passé) et nous invite à expliciter le lien entre pensée et calcul.

Nous précisons les termes d’une « culture numérique minimale », que des pans de l’Université refusent d’intégrer alors qu’elle est souvent maîtrisée par les partisans des « humanités numériques ».

Pour autant, le mouvement des « humanités numériques », sauf à le considérer comme un syndicat de lettrés mal accueillis par l’Université, pose problème : il se veut fédérateur alors que les pratiques numériques savantes restent disciplinaires ; les définitions des disciplines données par ses hérauts sont approximatives et sou-vent erronées ; et les transformations induites par l’informatique et l’écriture numérique touchent toutes les disciplines.

Ce qui conduit des informaticiens à investir le champ des sciences sociales sans se revendiquer des « humanités numériques » et à soulever des questions humanistes pertinentes. Enfin, les initiatives des Gafam et de l’Union Européenne, relayées par les agences de financement de la recherche, favorisent une industrialisation des sciences de la culture et une caporalisation des sciences humaines et sociales que cachent mal les écritures de l’histoire des « humanités numériques ».

Restent des enjeux authentiquement humanistes, scientifiquement et politiquement bien plus stimulants que la quête d’une définition ou d’une institutionnalisation des « humanités numériques ».

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02403315

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Les environnements personnels d’apprentissage au prisme des productions documentaires : Des intentions aux pratiques

Auteurs/Authors : Fabrice Pirolli, Raphaëlle Crétin-Pirolli

La multiplicité des dispositifs numériques déployés dans le cadre institué de l’université s’ajoute à une offre sans cesse croissante, en particulier sur le Web, de services et d’outils qui modifient profondément les rapports individuels et collectifs à l’information et aux savoirs.

Afin d’étudier les logiques et les stratégies à l’œuvre dans l’agencement de l’Environnement Personnel d’Apprentissage des étudiants, nous proposons une approche centrée sur leurs pratiques documentaires ainsi que sur leurs usages courants des technologies de l’information et de la communication.

Sur la base d’une étude quantitative menée auprès d’étudiants d’une université française, croisée à une approche qualitative menée auprès d’enseignants, nous caractérisons les mouvements de recomposition des EPA, à la fois sur la base de leur hybridité et des processus de négociation et d’ajustement qui les guident, entre prescriptions d’usages et pratiques personnelles.

Cette démarche vise à questionner à la fois les éléments factuels ainsi que les intentions et les représentations qui y sont associées.

URL : https://journals.openedition.org/dms/3984

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Echoes des publications scientifiques en SHS sur les réseaux sociaux. Le cas des contenus d’Open Édition sur Twitter.

Auteurs/Authors : Lucie Loubère, Fidelia Ibekwe-Sanjuan

Les réseaux sociaux en se diffusant sur l’intégralité de la société sont également entrés dans le monde de la recherche. Ces outils accélèrent la circulation de l’information, et pourraient atteindre une audience différente du circuit universitaire.

Parallèlement les plateformes de savoir ouvert se développent et rendent accessible à tout le monde le savoir scientifique. Notre étude se focalise sur l’étude des tweets émis entre 2013 et 2017 pointant vers un contenu d’OpenEdition. Nous avons analysé les réseaux de retweets ainsi que les contenus textuels des tweets par étude lexicométrique.

Les résultats tendent à montrer une conservation des pratiques institutionnelles avec un cloisonnement linguistique et disciplinaire tant dans les pratiques de retweets que dans les contenus textuels.

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02307664

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Une classification interdisciplinaire pour l’échange et la médiation des données ouvertes de la recherche

Authors : Marcin Trzmielewski, Claudio Gnoli

Cette réflexion propose une évaluation de l’Integrative Levels Classification (ILC) en vue d’organiser des données ouvertes de la recherche en sciences humaines et sociales. Elle s’appuie sur une analyse des propriétés de l’ILC par rapport aux pratiques, usages et contexte de partage et de médiation des données.

Les résultats obtenus sont satisfaisants et présentent l’ILC comme prometteuse pour la construction d’une science ouverte, dynamique et novatrice.

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02307108

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Produire, analyser et partager des données ouvertes en Humanités Numériques : quelques bonnes pratiques

Auteur/Author : Gérald Kembellec

La réponse à des problématiques scientifiques liées aux humanités passe par le traitement numérique de corpus. Les humanités numériques deviennent un sujet d’importance qui regroupe des savoirs et des méthodes issus de diverses disciplines comme l’informatique, les statistiques, la sociologie, la cartographie ou encore la linguistique.

Cet article, s’il est ancré dans les sciences de l’information et de la communication, convoque des méthodes périphériques et se propose comme un vade-mecum de la gestion des données des humanités : la qualification, la collecte, le traitement, l’enrichissement, la documentation et le partage des données des humanités.

Nous mettons ici en avant le concept de « courtoisie du FAIR data » en contexte scientifique : la valorisation des corpus, en particulier par le partage de jeux de données de qualité, documentés et accessibles physiquement et légalement exploitables. Nous insistons également sur l’éthique lors des étapes de traitement et d’exploitation des données de la recherche.

URL : https://halshs.archives-ouvertes.fr/ISKOFRANCE2019/hal-02306958

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Services de gestion et de partage des données de recherche : ce qu’en pensent les chercheurs

Auteurs/Authors : Violaine Rebouillat, Ghislaine Chartron

En France, les professionnels de l’information scientifique et technique (IST) se positionnent sur le développement de services pour la gestion et la valorisation des données de recherche.

L’article interroge l’utilisation de ces services par les chercheurs. Il s’appuie sur 46 entretiens, réalisés auprès de chercheurs de l’Université de Strasbourg. Le catalogue Cat OPIDoR, référençant les services de données français, a servi de base d’étude pour l’enquête. Les résultats montrent que les services développés par les professionnels de l’IST correspondent pour une faible partie à ceux qu’utilisent les répondants.

Une des explications esquissées est qu’en matière de données les chercheurs sont davantage influencés par les recommandations des éditeurs que par celles des professionnels de l’IST.

URL : https://halshs.archives-ouvertes.fr/ISKOFRANCE2019/hal-02307085