L’open innovation et les grandes entreprises françaises : de l’urgence de l’appropriation à l’opportunité de transformation : le cas d’EDF comme prisme d’étude

Auteur/Author : Céline Repoux

L’accélération imprègne tous les aspects du champ social : la consommation, les transports, les loisirs, les discours… Tout est prétexte à aller plus vite pour optimiser les effets attendus. Avec la crise économique, les grandes entreprises sont aussi concernées : pour rester compétitives dans un univers de plus en plus concurrentiel, celles-ci sont enjointes en permanence à « innover ».

Cependant, le temps long de la Recherche & Développement, entité qui gère traditionnellement l’innovation de ces grandes entreprises, n’est pas celui du nouveau marché très rapide qui se dessine et qui profite aux start-ups, leurs nouveaux concurrents directs. Comment appréhender ce bouleversement ?

Ce travail tente de montrer comment les Nouvelles Technologies de l’Information Communication (NTIC) ont transformé le rapport au temps de la société et comment cette transformation trouve ses effets dans le mode de gestion de l’innovation des grandes entreprises, au profit d’une pratique dénommée « Open innovation ».

Une étude plus particulière du cas d’EDF, étayée par l’analyse d’éléments issus de plusieurs autres grandes entreprises françaises et de start-ups, nous permet d’analyser ce phénomène. En rappelant les définitions couramment attribuées à « l’innovation », nous voyons dans un premier temps en quoi les NTIC sont étroitement liées à cette notion et comment leur association crée « l’urgence d’innover » parmi les grandes entreprises.

Nous voyons ensuite comment les imaginaires liés à ces NTIC, intégrés par les individus, transforment la gestion effective de l’innovation des grandes entreprises, mettant en tension les enjeux d’« ouverture » et de « gestion » de l’Open innovation.

Un dernier temps de l’analyse nous permet de montrer comment ce changement de paradigme affecte jusqu’à l’organisation de l’entreprise, au point de conduire à sa propre mutation.

URL : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01559266

Processus de diffusion des mémoires de Master. Littérature grise et accessibilité : un enjeu majeur dans le domaine de la Recherche. Étude de cas : projet MemorySID

Auteur/Author : Sylvain Vanacker

Ce mémoire a été élaboré à la suite d’un stage ayant eu lieu à l’Atelier National de Reproduction de Thèses de Villeneuve d’Ascq. Il s’agit d’une étude de cas concernant le Projet MemorySID et s’intéressant aux processus de traitement et de diffusion de mémoires de stage d’étudiants de Master en Sciences de l’Information et de la Documentation.

L’environnement de travail y est décrit ainsi que les missions confiées et la méthodologie mise en place. Ce mémoire de stage évoque les phases d’indexation et de vérification des méta-données de mémoires sur la plate-forme Nuxeo ainsi que les étapes de diffusion dans l’ENT de Lille 3 et en Libre Accès dans l’archive ouverte DUMAS.

Enfin, une analyse étudiant l’impact et l’importance qu’engendre l’accès aux mémoires de Master et à la Littérature Grise dans le domaine de la Recherche complète ce mémoire et permet de s’interroger sur l’intérêt de cette démarche.

URL : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01558312

 

Visibilité numérique d’une revue scientifique en Sciences Humaines et Sociales. Une nouvelle opportunité pour les métiers du social média management

Auteur/Author : Flavien Cartiaux

Ce mémoire est le travail de six semaines de stage qui ont abouti à la création de document permettant la mise en place d’outils afin d’augmenter considérablement la visibilité et la réputation de la revue scientifique Anthropologie des Connaissances.

Ce mémoire soulève la question de l’utilité des outils de média sociaux pour les revues scientifiques, principalement dans le domaine des sciences humaines et sociales. Il sert à montrer que si les médias sociaux sont majoritairement utilisés pour les entreprises à des fins commerciales ainsi que pour surveiller leur e-réputation, ils peuvent également être des atouts importants pour des organismes à but non-lucratifs qui souhaiteraient augmenter leurs réseaux de connaissances via le web ou alors être plus visible par une plus grande communauté afin d’améliorer la diffusion de leurs savoirs sur Internet.

Ce mémoire est donc un ensemble de réflexions portant sur l’utilisation des médias sociaux en général ainsi que sur la mise en place d’une visibilité web pour les organismes scientifiques, par la création de compte sur les réseaux sociaux, mais aussi par le référencement dans des bases de données ou par la recherche de sociétés savantes en ligne.

Je cherche à démontrer que les métiers du social média management sont indispensables dans une stratégie de communication digitale et que des organismes provenant d’un milieu académique pourraient profiter de ces outils pour accroître leur présence sur le web et diffuser leurs contenus à un plus large public de chercheurs, mais aussi de personnes intéressées par les travaux de la recherche.

URL : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01611559

 

Le temps des SIC

Auteurs/Authors : Gabriel Gallezot, Marty Emmanuel

Pour rendre compte du temps des Sciences de l’Information et de la Communication (SIC), nous avons choisi d’analyser le lexique des chercheurs. Notre étude s’appuie sur les textes librement déposés par les auteurs sur la plateforme HAL/@sic.

La fouille de texte s’effectue par une série d’analyses lexicométriques afin de répondre à deux objectifs : appréhender les notions liées au temps dans les recherches en SIC, d’une part, d’autre part rendre compte de l’évolution dans le temps des champs et questions de recherche en SIC.

URL : https://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_01599944

Libre accès aux savoirs et accès ouvert aux publications

Auteur/Author : Jérôme Valluy

L’étude sociologique des débats médiatiques et de l’action publique, en France entre 2013 et 2017, sur l’accès ouvert aux publications scientifiques et didactiques de sciences humaines et sociales issues du système universitaire, sous l’angle de la préservation du pluralisme, permet de souligner l’intérêt de distinguer conceptuellement « libre accès » aux savoirs et « accès ouvert » aux publications. Dans la configuration étudiée, l’action publique, gouvernementale et militante, en faveur de l’accès ouvert s’oriente vers des finalités de centralisation et de contrôles qui l’éloignent progressivement de l’idéal philosophique du libre accès aux savoirs.

Ce phénomène donne l’opportunité de repenser à nouveaux frais le sens du mot « libre », dans « libre accès » aux savoirs, en cherchant à mieux identifier les libertés – celles indissociablement liées des auteurs et lecteurs – nécessaires à la recherche et à l’enseignement en SHS.

URL https://rfsic.revues.org/3194

La notion de Science Ouverte dans l’Espace européen de la recherche. Entre tendances à l’« exotérisation » et à la « gestionnarisation » de la recherche scientifique

Auteur/Author : Marc Vanholsbeeck

Cet article analyse les prescriptions européennes en matière d’Open Science et évalue la mesure dans laquelle celles-ci contribuent à résoudre la contradiction qui leur préexiste entre les prescrits qui, au sein de l’Espace européen de la recherche, encouragent les chercheurs à ouvrir la démarche scientifique et les produits de la recherche à des parties prenantes extérieures, et ceux qui incitent à fonder les indicateurs de performance en matière de recherche sur les articles de revue savante internationale.

A cet égard, la combinaison de la publication en OA avec l’archivage d’une diversité de produits de la recherche sur des répertoires OA s’avère préférable au basculement unilatéral dans la voie dorée de l’OA, par le biais de « big deals » avec les Majors.

URL : https://rfsic.revues.org/3241