Investigating SSH Research and Publication Practices in Disciplinary and Institutional Contexts. A Survey-Based Comparative Approach in Two Universities

Authors : Florian Baye, Juan Gorraiz, Christian Gumpenberger, Arantxa Itúrbiden, Isabel Iribarren-Maestro, Steve Reding

In this paper, we comparatively analyze, present and discuss the results from a survey on increasing the visibility of research achievements in the social sciences and humanities (SSH) that was carried out at the University of Vienna (Austria) and the University of Navarra (Spain) in 2016 and 2017.

Covering four major topics—searching and finding literature, publishing, the visibility of research, and the assessment of research outputs—we ask the following questions: are there disciplinary differences to be identified, and how do they present themselves in the two institutional contexts?

Discussing the results, we showcase how disciplinary and institutional traditions and contexts are important factors that influence research and publication practices in the SSH.

Our results indicate that the practices of searching and finding literature as well as publication practices and behavior are shaped by disciplinary traditions and epistemic cultures.

On the contrary, assessment and valuation of research outputs are influenced by institutional and national contexts in which SSH research is organized and carried out.

URL : Investigating SSH Research and Publication Practices in Disciplinary and Institutional Contexts. A Survey-Based Comparative Approach in Two Universities

DOI : https://doi.org/10.3389/frma.2019.00001

Les données de la recherche à l’Université Bordeaux Montaigne : Synthèse d’une enquête qualitative auprès des chercheurs

Auteur/Author : Julie Duprat

Alors que ces dernières années l’importance de l’ouverture des publications écrites par les chercheurs des universités françaises a été largement abordée, les regards se tournent désormais sur une autre de leurs productions avec les données de la recherche.

Dans ce contexte, l’Université Bordeaux Montaigne, spécialisée en sciences humaines et sociales, souhaite mettre en place un service « données de la recherche » afin d’accompagner ses chercheurs dans la gestion et le partage de leurs données de recherche.

Au préalable du service à venir, une enquête a été menée entre septembre et décembre 2018 auprès des chercheurs de l’Université par la conservatrice-stagiaire Julie Duprat afin de faire remonter les besoins du terrain, dans une logique bottom up.

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02020141

Leveraging Concepts in Open Access Publications

Authors : Andrea Bertino, Luca Foppiano, Laurent Romary, Pierre Mounier

Aim

This paper addresses the integration of a Named Entity Recognition and Disambiguation (NERD) service within a group of open access (OA) publishing digital platforms and considers its potential impact on both research and scholarly publishing.

This application, called entity-fishing, was initially developed by Inria in the context of the EU FP7 project CENDARI (Lopez et al., 2014) and provides automatic entity recognition and disambiguation against Wikipedia and Wikidata. Distributed with an open-source licence, it was deployed as a web service in the DARIAH infrastructure hosted at the French HumaNum.

Methods

In this paper, we focus on the specific issues related to its integration on five OA platforms specialized in the publication of scholarly monographs in social sciences and humanities as part of the work carried out within the EU H2020 project HIRMEOS (High Integration of Research Monographs in the European Open Science infrastructure).

Results and Discussion

In the following sections, we give a brief overview of the current status and evolution of OA publications and how HIRMEOS aims to contribute to this.

We then give a comprehensive description of the entity-fishing service, focusing on its concrete applications in real use cases together with some further possible ideas on how to exploit the generated annotations.

Conclusions

We show that entity-fishing annotations can improve both research and publishing process. Entity-fishing annotations can be used to achieve a better and quicker understanding of the specific and disciplinary language of certain monographs and so encourage non-specialists to use them.

In addition, a systematic implementation of the entity-fishing service can be used by publishers to generate thematic indexes within book collections to allow better cross-linking and query functions.

URL : https://hal.inria.fr/hal-01900303/

Sustainable open access for scholarly journals in 6 years – the incubator model at Utrecht University Library Open Access Journals

Authors : Jeroen Sondervan, Fleur Stigter

Key points

  • Humanities and the social science journals need flexible funding models.
  • Pragmatism and collaboration are key to transforming traditional publishing initiatives.
  • The Uopen Journals model sets a 6‐year development target for developing sustainable journals.
  • Actively involved editors are key to a journal’s success.

Les Sciences Humaines et Sociales, moteurs de l’accès ouvert : la preuve par Cybergeo

Auteurs/Authors : Christine Kosmopoulos, Denise Pumain

En mai 2016 Cybergeo : Revue européenne de géographie fêtait à l’Auditorium Marie Curie (CNRS, Paris) ses 20 années d’existence. Première revue nativement numérique en sciences sociales, Cybergeo s’inscrit en pionnière de la diffusion scientifique en libre accès.

Forte de ses 20 ans d’expérience, elle apporte la preuve qu’un modèle alternatif de diffusion de l’information scientifique est possible, ouvert et contrôlé par la communauté scientifique mondiale. Elle témoigne également du très fort impact de l’accès ouvert en sciences lorsqu’il s’accompagne d’une attention soutenue à l’innovation.

URL : https://journals.openedition.org/cybergeo/29209

Vers une culture de la donnée en SHS : Une étude à l’Université de Lille

Auteur/Author : Joachim Schöpfel

La science ouverte figure parmi les priorités de l’Etat français. Dans la continuité des chantiers engagés par le gouvernement français sur la transformation numérique de l’Etat et sa modernisation, le deuxième plan d’action national 2018-2020 “Pour une action publique transparente et collaborative” précise que la France « soutient la mise en œuvre des principes du gouvernement ouvert pour renforcer (…) l’accès aux matériaux et résultats de la recherche ».

Le plan national pour la science ouverte, présenté début juillet 2018, a confirmé cette ambition. L’objectif est que les données produites par la recherche publique soient progressivement structurées en conformité avec les principes FAIR, préservées et, quand cela est possible, ouvertes.

Notre étude “Vers une culture de la donnée en SHS” souhaite contribuer à la mise en œuvre de l’écosystème de la science ouverte sur le terrain d’un campus universitaire.

L’étude a été réalisée dans le cadre du projet structurant D4Humanities, avec un financement de la MESHS et du Conseil Régional Hauts-de-France, et elle fait suite à des travaux de recherche menés depuis 2013 par le laboratoire GERiiCO.

Conduite sous forme d’entretiens avec 51 chercheurs, doctorants, responsables de laboratoires, chefs de projets et ingénieurs en charge de données, l’étude poursuit trois objectifs :

  1. (Re)Mettre les enseignants-chercheurs au cœur de la mise en œuvre de l’écosystème de la science ouverte sur le campus, avec leurs besoins, priorités et interrogations.
  2. Identifier des opportunités et verrous pour une politique de données.
  3. Recommander dix actions à mettre en place pour développer la culture de données sur le campus.

Menée comme un audit sur un terrain particulier et dans le domaine des sciences humaines et sociales, l’étude a une portée pragmatique: dégager les éléments indispensables pour une politique cohérente de la production, gestion et réutilisation des données de la recherche sur un campus en sciences humaines et sociales, et contribuer ainsi à l’appropriation du concept de la science ouverte par une « mise en culture de la donnée, qui effectue une mise en sens d’usages disséminés et spécialisés de données ouvertes ».

Une première partie (« Constats préalables ») s’appuie sur deux études (Rennes 2, Lille 3) pour mieux cerner le concept de la donnée de recherche et son caractère de « longue traîne » ; cette partie synthétise les pratiques, motivations et attentes des enseignants-chercheurs dans ce domaine, en SHS.

Elle aborde également d’une manière générale la question des services et dispositifs de données. Une deuxième partie (« Observations ») décrit un paysage contrasté à partir des entretiens menés en 2017 et 2018 sur le campus SHS de l’Université de Lille.

Les besoins prioritaires des chercheurs sont la sécurité des données et systèmes, et la communication au sein des projets. L’image qui se dégage est un continuum de pratiques plus ou moins efficaces, formalisées et adéquates, avec une gouvernance parfois incertaine, au niveau des projets aussi bien qu’au niveau des structures.

Ces pratiques sont liées aux communautés disciplinaires mais plus encore, aux méthodes, équipements et thématiques scientifiques. La troisième partie (« Vers une culture de la donnée ») liste d’une manière succincte dix recommandations qui, ensemble, définissent un cadre de référence pour la mise en œuvre d’une politique de données sur un campus SHS :

  1. Mettre en place un pilotage scientifique
  2. Investir d’une manière ciblée
  3. Viser les projets, pas les laboratoires
  4. Utiliser les plans de gestion comme levier
  5. Apporter des réponses aux contraintes de sécurité
  6. Apporter des réponses aux besoins de communication
  7. Apporter des réponses aux besoins de curation
  8. Proposer plusieurs solutions pour la conservation des données
  9. Institutionnaliser le lien avec la TGIR Huma-Num
  10. Soutenir les bonnes pratiques

URL : Vers une culture de la donnée en SHS : Une étude à l’Université de Lille

Alternative location : https://hal.archives-ouvertes.fr/GERIICO/hal-01846849v1

Les classements à l’international des revues en SHS

Auteurs/Authors : David Pontille, Didier Torny

Bien que plusieurs classements de revues aient été élaborés dès les années 1970, le caractère inédit de ceux qui ont émergé au cours des années 2000 réside dans leur statut d’instrument de politique publique. C’est le cas de l’Australie, du Brésil, de la France, de la Flandre, de la Norvège, et des Pays-Bas où cette technologie d’évaluation est en vigueur pour certains domaines – notamment en sciences humaines et sociales (SHS).

Dans cet article, nous analysons les modes d’existence de cette technologie d’évaluation spécifique. Bien que la formule générique du « classement de revues » se propage au plan international , différentes versions se développent parallèlement : leurs modalités de production, les valeurs défendues par leurs promoteurs et leurs usagers, aussi bien que leurs formes concrètes sont extrêmement variées.

Nous montrons que l’espace de variations des classements de revues en SHS est toujours bordé par deux options : favoriser une « bonne recherche » qui, sous l’effet d’avantages cumulatifs, risque de conduire à une science (hyper)normale soutenant des dispositions de conformité sociale chez les chercheurs ; encourager l’émergence des communautés minoritaires (linguistiques, disciplinaires, interdisciplinaires) et promouvoir la diversité des méthodes, théories et objets, au risque de mener à des formes de relativisme ou d’archipelisation de la recherche.

URL : https://hal-mines-paristech.archives-ouvertes.fr/hal-01256027