Autrice : Siham Alaoui
Avec le mouvement de la science ouverte militant pour un accès équitable aux résultats de la recherche scientifique, les chercheurs universitaires sont tenus de déposer leurs jeux de données de recherche sous une forme ouverte et réutilisable par un tiers. Pourvu que ces traces documentaires soient réexploitables, il importe qu’elles obéissent à des critères de qualité définies selon les principes FAIR (Findable, accessible, interoperable and reusable).
Pour ce faire, plusieurs experts, nommément les bibliothécaires universitaires, accompagnent les chercheurs dans la gestion de leurs jeux de données de recherche. D’un point de vue archivistique, les jeux de données de recherche sont des preuves des activités scientifiques, ce qui laisse entendre qu’elles devraient également être prises en charge par les archivistes universitaires.
Cependant, ces derniers sont souvent peu présents dans ce contexte et leur rôle est, dans la plupart des cas, limité à la préservation à long terme de ces données. Dans cet article, nous nous attachons à la gestion des jeux de données ouvertes de recherche d’une perspective archivistique, en conceptualisant le rôle des archivistes universitaires dans la gestion collaborative de ces traces.
En mobilisant des corpus scientifiques pertinents en sciences de l’information, nous modélisons les relations que les archivistes entretiennent avec les autres parties prenantes impliquées dans la gouvernance des données ouvertes de recherche en milieu universitaire canadien. Notre recherche contribue à l’avancement des connaissances sur le rôle de l’archiviste universitaire dans la gouvernance collaborative des données de recherche.