Entre libre accès et open data : quelle ouverture des données pour l’information sur les collections muséales ?

Auteur/Author : Laure-Hélène Kerrio

La littérature actuelle concernant l’information scientifique sur les collections muséales révèle une hétérogénéité des types d’informations et de supports, ainsi qu’une nature juridique complexe et contraignante qui régit sa communication et sa diffusion. Ces éléments modèlent les missions des professionnels de l’information-documentation qui la gèrent.

La gestion de cette information s’intègre aujourd’hui dans le mouvement des Communs des savoirs et des voies qui en sont issues, le libre accès et l’open data. Dans ce contexte, les musées français semblent peu développer l’ouverture des données.

Une enquête réalisée auprès de sept professionnels exerçant dans les musées toulousains montre leur positionnement par rapport à cet enjeu. Plutôt favorables à l’ouverture des données, ces professionnels pointent les difficultés et limites de telles voies tout en exprimant les conséquences de leur mise en œuvre sur leur identité professionnelle.

URL : https://memsic.ccsd.cnrs.fr/mem_01616838v1

Towards Open Data for the Citation Content Analysis

Authors : Jose Manuel Barrueco, Thomas Krichel, Sergey Parinov, Victor Lyapunov, Oxana Medvedeva, Varvara Sergeeva

The paper presents first results of the CitEcCyr project funded by RANEPA. The project aims to create a source of open citation data for research papers written in Russian.

Compared to existing sources of citation data, CitEcCyr is working to provide the following added values: a) a transparent and distributed architecture of a technology that generates the citation data; b) an openness of all built/used software and created citation data; c) an extended set of citation data sufficient for the citation content analysis; d) services for public control over a quality of the citation data and a citing activity of researchers.

URL : https://arxiv.org/abs/1710.00302

De l’open data à l’open science : retour réflexif sur les méthodes et pratiques d’une recherche sur les données géographiques

Auteurs/Authors : Nathalie Pinède, Matthieu Noucher, Françoise Gourmelon, Karel Soumagnac-Colin

Nous mobilisons ici l’expérience d’un projet de recherche en cours pour analyser la façon dont les nouveaux terrains d’expérimentations sur le web, modifient les conditions de la pratique scientifique, des objets aux méthodes, de l’open data à l’open science.

La massification des données géographiques disponibles sur le web reconfigure les dynamiques de recherche selon trois axes de transformation : les objets, les méthodes et les pratiques de recherche. Tout d’abord, nous soulignerons comment les enjeux de pouvoir autour de la cartographie se sont déplacés avec l’avènement du web et de l’open data.

Nous développerons ensuite les impacts en matière de méthodologie de recherche dans un contexte d’approche interdisciplinaire. Enfin, nous montrerons comment ce projet de recherche s’inscrit dans une démarche de type open science.

URL : https://rfsic.revues.org/3200

Quels choix juridiques pour la médiation culturelle et scientifique dans l’environnement numérique ?

Auteur/Author : Lionel Maurel

La dimension juridique n’est pas forcément celle à laquelle on songe en premier lorsque l’on envisage les «enjeux numériques pour la médiation scientifique et culturelle du passé».

Pourtant, tout autant que la technique, le droit est devenu aujourd’hui un facteur essentiel d’interopérabilité dans l’environnement numérique. Tout projet culturel ou scientifique produisant des données et/ou des contenus doit s’interroger sur les conditions juridiques de mise à disposition de ces objets, sous peine que ces questions ne se posent ensuite a posteriori, en provoquant alors souvent difficultés et blocages pour ne pas avoir été suffisamment anticipées.

Cette dimension juridique est néanmoins de plus en plus importante pour les institutions culturelles (archives, bibliothèques, musées, etc.), ainsi que pour les équipes de chercheurs à mesure que la démarche du Linked Open Data (LOD) se développe et place les porteurs de projets devant des choix souvent complexes à effectuer.

L’ouverture des données implique en effet d’être en mesure de choisir entre plusieurs licences parmi le panel d’outils contractuels existants pour les appliquer à différents objets, sachant que leurs effets varient sensiblement et ne sont pas neutres pour les réutilisateurs en aval.

La visibilité des projets, leur capacité à nouer des relations avec d’autres initiatives et les formes même de médiation qui pourront être mis en oeuvre auprès de différents publics découlent en partie des décisions qui auront été prises à propos des conditions d’utilisation des données et contenus.

Le présent article vise à décrire les principes de base à partir desquels ces choix peuvent être effectués dans de bonnes conditions. En particulier, cet article s’attachera à montrer que faire le choix de l’ouverture par le biais de licences adaptées constitue un atout pour le développement de la médiation autour des données de la recherche.

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01577998/

 

Open Innovation in Development: Integrating Theory and Practice Across Open Science, Open Education, and Open Data

Author :  Jeremy de Beer

This article integrates the concepts of open innovation and open development. It extends the theory of open development beyond the field of information communications technology to address aspects of innovation systems more generally.

It applies the concept of openness to innovation in practice across the domains of open science, open education, and open data. Creating a framework that is more integrated in theory and cross-cutting in practice creates new possibilities for interdisciplinary research and policy-relevant insights.

URL : https://ssrn.com/abstract=3008675

 

Interopérabilité et logiques organisationnelles. Ce qu’ouvrir ses données veut dire

Auteurs/Authors : Marie Després-Lonnet, Béatrice Micheau, Marie Destandau

Dans la perspective de l’ouverture des données publiques, nous accompagnons trois institutions qui gèrent des fonds liés à la musique, dans cette triple évolution technique, organisationnelle et politique.

L’objectif est de concevoir une « ontologie » qui servira d’appui à la description de la musique. Notre collaboration avec les experts a permis de saisir les tensions que ce projet génère, malgré la volonté collective de parvenir à une modélisation partagée.

Nous avons ainsi pu montrer que chaque institution porte un regard situé sur la musique comme pratique sociale et sur les objets et documents qu’elle détient. La recherche d’un modèle commun et qui pourrait s’appliquer globalement nécessite que chaque institution envisage les données et les concepts associés d’une façon plus globale et remette en partie en question ses modes de faire.

Notre étude montre que pour ne pas aboutir à un modèle totalement abstrait, il convient de voir la modélisation comme une forme de discours qui s’inscrit dans la continuité des écritures de notre patrimoine culturel : écritures vivantes, faites de négociations constantes entre normes et bricolages, nécessités organisationnelles et adaptation à des contraintes ponctuelles, dont nous retrouvons sans cesse les multiples traces, qui sont autant de matériaux pour nos recherches sur l’anthropologie des savoirs.

Les recherches présentées dans cet article ont été partiellement financé par le projet ANR-2014-CE24-0020 «DOREMUS.

URL : http://www.revue-cossi.info/numeros/n-2-2017-bricolages-improvisations-et-resilience-organisationnelle-face-aux-risques-informationnels-et-communicationnels/663-2-2017-revue-despres-lonnet-micheau-destandau

La formation face aux risques numériques : bricolages, improvisations et résilience institutionnelle liés aux usages des données ouvertes

Auteurs/Authors : Camille Capelle, Anne Lehmans, Franc Morandi, Karel Soumagnac

La perception des risques par les acteurs de l’éducation qui s’engagent dans des activités pédagogiques autour des données ouvertes en contexte scolaire induit des bricolages et des improvisations.

Des formes de résilience apparaissent, dans les modalités de gouvernance des données ouvertes du côté des collectivités qui les diffusent, et dans les postures éducatives des enseignants à travers la construction de séquences pédagogiques.

Une enquête réalisée à partir d’entretiens et d’un repérage des ressources existantes a abouti à l’identification d’un écosystème émergent. Celui-ci permet de construire et d’expérimenter des ressources, de s’auto-organiser et d’apprendre, grâce aux projets, à faire face aux enjeux de la société du numérique.

URL : http://www.revue-cossi.info/numeros/n-2-2017-bricolages-improvisations-et-resilience-organisationnelle-face-aux-risques-informationnels-et-communicationnels/658-2-2017-revue-capelle-lehmans-morandi-soumagnac