Quelle place pour le prêt d’objets en bibliothèque ?

Auteur/Author : Justine Le Montagner

En France, les bibliothèques, territoriales comme universitaires, sont de plus en plus nombreuses à proposer des services de prêt d’objets, qui peuvent se définir, en opposition aux livres et aux documents audio-visuels, par leur valeur d’usage.

Ces services innovants, encore souvent expérimentaux, interrogent l’identité d’une institution en crise, et participent à la définition de la bibliothèque comme un lieu de vie et de création.

En légitimant le prêt d’objets qui favorisent l’accès des citoyens à des pratiques et à des savoirs et savoir-faire, la bibliothèque fait évoluer son image et poursuit des enjeux sociétaux, renforçant ainsi sa place au sein d’une communauté.

URL : Quelle place pour le prêt d’objets en bibliothèque ?

Alternative location : http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notices/68274-quelle-place-pour-le-pret-d-objets-en-bibliotheque

Dessiner les acteurs en humanités numériques : La recherche en dialogue

Auteur/Author : Marie-Laure Massot

Le numérique, environnement technologique des ordinateurs et du réseau, a transformé les méthodes de travail et la publication des résultats scientifiques dans le domaine des sciences humaines et sociales (SHS).

Dans ce contexte, le rôle de l’ingénieur(e) SHS est en pleine mutation, à la charnière des humanités et du numérique, voire du design. En pleine transformation des savoirs et des métiers, les profils de soutien à la recherche sont en effet brouillés, ont perdu leurs frontières disciplinaires et cherchent à se redéfinir, à se réinventer.

Quels sont les acteurs impliqués dans des projets relevant du champ de humanités numériques ? Quel est le rôle de l’ingénieur SHS dans ce paysage en devenir ? Quelles compétences doit-il acquérir pour faire face au défi du numérique ? Quel pourrait être le profil type d’un ingénieur en « Humanités numériques » ?

Quelques pistes de réflexion issues du travail effectué dans le cadre de l’Atelier Digit_Hum « Humanités numériques et valorisation de corpus », axe transversal du CAPHÉS qui soutient scientifiquement et techniquement des projets d’éditions numériques portés par des équipes de l’École normale supérieure et organise des journées annuelles d’étude sur les humanités numériques en collaboration avec le labex TransferS. Parcours illustré par Saint-Oma qui dessine les acteurs de ce nouveau type de projets interdisciplinaires.

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01794185

Méta-usages du numérique chez le manager : Nouveaux enjeux pour les formations dans l’enseignement supérieur

Auteur : Bertrand Mocquet, Soufiane Rouissi

Convaincus du rôle des universités dans le développement futur des organisations, nous porterons notre regard dans cet article sur les nouveaux enjeux de formation dans l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) pour prendre en compte la transformation numérique qui s’opère dans la société.

Nous constatons deux mouvements combinés sur les usages du numérique dans les organisations publiques ou privées : l’aisance des usagers des services numériques des organisations et l’apparition de nouveaux managers qui disposent de compétences qui témoignent d’usages personnels et avérés du numérique.

Dans un contexte de transformation numérique, nous nous interrogerons sur les nouvelles compétences dont doivent disposer les managers pour permettre à leur organisation de réussir ce changement.

En nous appuyant sur les travaux de Serge Proulx autour des usages du numérique, nous établirons une proposition de concept, celui de méta-usage du numérique. Notre recherche prend également appui sur une enquête auprès de managers à partir d’un échantillon de type volontaire et nous tenterons de démontrer qu’il est possible de construire de nouvelles formations à partir de l’énoncé de ce concept.

URL : http://journals.openedition.org/terminal/1644

 

Données de la recherche en SHS. Pratiques, représentations et attentes des chercheurs : une enquête à l’Université Rennes 2

Auteurs/Authors : Alexandre Serres, Marie-Laure Malingre, Morgane Mignon, Cécile Pierre, Didier Collet

Quels sont les types de données de recherche collectées, traitées et produites dans une université de lettres et sciences humaines et sociales ? Quelles sont les pratiques des chercheurs en SHS en matière de stockage, d’archivage, de diffusion, de partage de leurs données de recherche ?

Quelles sont leurs représentations et leurs définitions des données de recherche, leur position par rapport au libre accès ? Quels sont leurs besoins prioritaires en matière de gestion ou de partage des données de recherche ?

Comment perçoivent-ils le bon niveau d’une politique des données ? C’est pour répondre à toutes ces questions qu’une double enquête, statistique et qualitative, a été menée à l’Université Rennes 2 au printemps 2017, enquête portée par l’URFIST (Unité Régionale de Formation à l’Information Scientifique et Technique) de Rennes, la Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne et le Service Commun de Documentation Rennes 2, avec le soutien des instances de l’université.

Le rapport et ses annexes en présentent ici tous les résultats, avec un certain nombre de propositions pour une politique des données de recherche.

URL : Données de la recherche en SHS. Pratiques, représentations et attentes des chercheurs : une enquête à l’Université Rennes 2

Alternative location : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01635186

 

Libre accès aux savoirs et accès ouvert aux publications

Auteur/Author : Jérôme Valluy

L’étude sociologique des débats médiatiques et de l’action publique, en France entre 2013 et 2017, sur l’accès ouvert aux publications scientifiques et didactiques de sciences humaines et sociales issues du système universitaire, sous l’angle de la préservation du pluralisme, permet de souligner l’intérêt de distinguer conceptuellement « libre accès » aux savoirs et « accès ouvert » aux publications. Dans la configuration étudiée, l’action publique, gouvernementale et militante, en faveur de l’accès ouvert s’oriente vers des finalités de centralisation et de contrôles qui l’éloignent progressivement de l’idéal philosophique du libre accès aux savoirs.

Ce phénomène donne l’opportunité de repenser à nouveaux frais le sens du mot « libre », dans « libre accès » aux savoirs, en cherchant à mieux identifier les libertés – celles indissociablement liées des auteurs et lecteurs – nécessaires à la recherche et à l’enseignement en SHS.

URL https://rfsic.revues.org/3194

Qui dépose quoi sur Hal-SHS ? Pratiques de dépôts en libre accès en sciences humaines et sociales

Auteurs/Authors : Annaïg Mahé, Camille Prime-Claverie

Hal-SHS est la partie de la plateforme française HAL pour les sciences humaines et sociales où la production scientifique des chercheurs peut être rendue visible par le dépôt de notices de documents, et éventuellement librement accessible par le dépôt de fichiers associés.

Afin de comprendre qui dépose quoi, nous avons moissonné un corpus de 336 160 enregistrements à partir de l’entrepôt OAI de Hal-SHS correspondant aux notices déposées sur la plateforme depuis ses débuts, en 2002, jusqu’à 2016 inclus.

Les analyses statistiques effectuées sur ces données nous ont permis d’observer une forte implication des chercheurs dans l’auto-archivage et des différences disciplinaires qui se traduisent par des logiques de dépôts contrastées (communication scientifique directe, archivage, recensement et référencement).

Au final, l’étude fait apparaître que la plateforme est davantage utilisée en tant qu’outil de mise en visibilité de la production scientifique, avec le texte intégral comme une simple option, différemment appréciée selon les disciplines.

URL : https://rfsic.revues.org/3315

Mesurer les dépenses d’APC : méthodologie et étude de cas. Approche comparée Aix Marseille Université – Université de Lorraine

Auteurs/Authors : Marlène Delhaye, Jean-François Lutz

Souvent abusivement désigné comme le modèle « auteur-payeur », l’open access gold est généralement financé en amont par les institutions d’enseignement supérieur et de recherche qui éditent et diffusent les revues.

De fait, le DOAJ (Directory of Open Access Journals) recense 67 % de revues en open access – dont la RFSIC – ne demandant aucun frais de publication aux auteurs. Le tiers de revues restant s’appuyant sur le paiement par les auteurs – ou leur institution de rattachement le plus souvent – de frais de traitement (Article Processing Charges, APC) pour assurer la diffusion ouverte des articles que celles-ci ont accepté de publier.

À ces revues s’ajoutent les revues traditionnellement disponibles sur abonnement qui proposent une option de diffusion en open access à l’article : il s’agit du modèle de l’open access « hybride ».

Le suivi de l’évolution des coûts engendrés par l’open access gold aussi bien que par l’open access hybride suscite un intérêt depuis la fin des années 2000. Il devient crucial dans certains pays (Royaume-Uni) à compter de 2012 et est désormais un enjeu reconnu à l’échelon européen. Après avoir présenté l’état de la réflexion européenne dans le domaine du suivi des dépenses d’APC, l’étude s’attache à présenter trois méthodes de suivi qui peuvent être mises en place au sein d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche : utilisation d’une base de données bibliographique ; sollicitation des éditeurs et recours au logiciel comptable. Ces méthodes ont été appliquées à deux universités (Aix-Marseille Université et l’Université de Lorraine) sur des données allant de deux à trois années (2013-2015).

L’article présente de premiers résultats qui permettent d’identifier et de discuter des forces et des faiblesses de chacune des approches méthodologiques évoquées.

URL : https://rfsic.revues.org/3238