La médiation de la vidéo en ligne gratuite en médiathèque de lecture publique

Auteur/Author : Émilie Delpech

À la fin des années 2000, les offres de vidéo à la demande intègrent progressivement les services numériques proposés par les bibliothèques de lecture publique. Toutefois, un certain nombre de limites se font rapidement sentir.

Les bouquets pré-établis par les fournisseurs empêchent notamment les professionnels des médiathèques de réellement sélectionner les contenus selon le projet de leur établissement. De plus, le peu de visibilité et d’ouverture des plateformes de vidéo à la demande rend difficile les actions de médiation sur ces ressources.

Ces contraintes interrogent aujourd’hui les bibliothécaires qui hésitent ainsi parfois à souscrire à une telle offre. Certains se tournent alors vers les vidéos gratuites et libres de diffusion qui abondent sur Internet : webdocumentaires, webséries, vidéos de vulgarisation scientifique ou culturelle, films d’étudiants en école de cinéma, créations de réalisateurs librement diffusées sur Internet…

Quelles pratiques professionnelles mettre en place pour ces ressources dont la pérennité relative empêche leur totale appropriation ? À partir d’entretiens de professionnels et d’une étude comparative de médiathèques de lecture publique, ce mémoire dégage les grandes caractéristiques de la vidéo en ligne gratuite et les nombreux enjeux qu’elle soulève.

URL : La médiation de la vidéo en ligne gratuite en médiathèque de lecture publique

Alternative location : https://memsic.ccsd.cnrs.fr/mem_01630400

L’accessibilité web comme porte et enjeu de médiation des savoirs

Comme l’indique le rapport de l’Union européenne de 2009, l’accessibilité web aux ressources numériques a pour objectif de « mettre le web et ses services à la disposition de tous les individus, quels que soient leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique et leurs aptitudes physiques ». Malgré la présence de nombreuses normes, le WCAG ou le RGAA en France, les développeurs web en charge des sites et de la mise à disposition de ressources numériques intègrent encore peu ces normes et ces logiques informationnelles.

Nous nous appuierons dans un premier temps, sur les résultats d’une enquête nationale menée en 2013 (Lespinet, Liquète, Pinède et al.) montrant les représentations et la nature des freins actuels et réfléchirons, dans un second temps, en quoi l’approche par la médiation des savoirs sous l’angle de l’accessibilité reste une dimension à interroger.

Le postulat que nous évoquerons serait, entre autres, de dépasser les approches informationnelles orientées « usages » pour considérer plutôt une approche orientée « interactions producteur(s)-usagers », où une part des médiations consisterait à lutter contre les représentations et les blocages des acteurs gérant et mettant à disposition les documents numériques dans les systèmes d’information et sur les sites web.

URL : http://dms.revues.org/1200

 

La médiation numérique du patrimoine : quels savoirs au musée ?

En poursuivant des recherches en cours sur les médiations culturelles innovantes au musée, participant ainsi aux réflexions menées actuellement en Sciences de l’information et de la communication (SIC) sur la médiation culturelle et ses diverses typologies, nous souhaitons enrichir la définition de ce processus, en nous intéressant ici aux dispositifs numériques de plus en plus nombreux aujourd’hui dans les musées.

Derrière la fausse évidence d’une médiation généralisée, les dispositifs informatiques en réseau ou dispositifs numériques de médiation culturelle interrogent les pratiques des usagers, visiteurs de musées, tout en brouillant les frontières entre numérisation et accès aux collections, patrimoine réel et patrimoine numérique, transmission/valorisation et appropriation/partage.

L’enquête a permis de repérer des dispositifs numériques qui hésitent encore entre information, médiation et communication. Les entretiens menés auprès de deux responsables de services éducatifs de deux musées toulousains soulèvent la question des savoirs proposés par les musées : des savoirs scientifiques issus de l’étude des objets, des savoirs techniques véhiculés par les objets médiateurs ou les dispositifs et les savoirs empiriques des publics.

URL : http://dms.revues.org/1219