The Politics of the Commons: Reform or Revolt?

Author : Vangelis Papadimitropoulos

In this paper I present a critical overview of the contemporary political theories of the Commons, classified in three main categories: 1) the liberal 2) the reformist and 3) the anti-capitalist.

Advocates of the liberal theory of the Commons take a stand in favour of the coexistence of the Commons with the state and the market. The reformists argue for the gradual adjustment of capitalism to the Commons with the aid of a partner state, while the anti-capitalists contrast both the liberals and the reformists by supporting the development of the commons against and beyond capitalism.

I make the case that both the liberal and the anti-capitalist theorists miss the likelihood of technology rendering redundant large-scale production in the future, and forcing thus capitalism to adjust to the Commons in the long run.

The prospect, therefore, of an open cooperativism introduced by the reformist theory holds significant potential with respect to the future development of the Commons. For the Commons however to expand and flourish, a global institutional reform, followed by a set of inter-local and international principles, is sine qua non.

Hence, transparency of information, distribution of value, solidarity and bottom-up self-management are the core variables of individual and collective autonomy inasmuch as they permit a community or group to formulate its values in relation to the needs and skills of its members.

URL : The Politics of the Commons: Reform or Revolt?

Alternative location : http://triplec.at/index.php/tripleC/article/view/852

Une gestion commune des supports de connaissance

Auteur/Author : Silvère Mercier

L’expression « partenariat Public-Communs » (Public-Commons Partnership) a été proposée par l’italien Tommaso Fattori, qui souhaitait montrer qu’il existe une autre voie possible que les partenariats Public-privé classiques, trop souvent à l’origine de formes de privatisation ou d’accaparement de ressources communes.

Plus largement, la notion permet d’éviter l’éceuil de percevoir les communs de la connaissance comme une alternative aux services publics. C’est ce que rappellent les auteurs de cet article consacré à l’oeuvre l’Elinor Ostrom : « la self-governance n’exprime pas l’idée d’une autogestion en totale indépendance mais « d’une capacité à s’organiser pour que chacun puisse participer activement à tous – du moins aux principaux – processus de décision concernant la gouvernance de la communauté » (McGinnis, 2011).

Elle n’implique donc pas une absence d’État – du niveau local au niveau fédéral – mais signifie une participation des communautés « auto-organisées » aux processus politiques dans les domaines qui les touchent. »

On ne saurait donc opposer les services publics que sont les bibliothèques aux communs sous peine d’opérer une contresens sur l’idée même des communs. Dès lors, quelles sont les degrés d’articulations possibles? Dans ce chapitre nous nous intéresserons aux communs de la connaissance sous un angle volontairement limité : celui de la participation citoyenne à la constitution d’objets destinés à favoriser la circulation des savoirs.

Ainsi, par opposition à la mise à disposition ciblée de ressources pour des publics dits “empêchés”, nous considérons ici qu’une gestion en communs de supports de connaissance suppose une participation des citoyens à ce qui reste la plupart du temps l’apanage des professionnels : le choix et la sélection de ce qui est rendu accessible. Comment caractériser ces initiatives de bibliothèques qui pourraient être qualifiées de communs, par opposition au traditionnel Hors-les-murs?

URL : http://www.bibliobsession.net/2017/06/08/chapitre-livre-communs-savoirs-bibliotheques/

Knowledge Sharing as a Social Dilemma in Pharmaceutical Innovation

Author : Daria Kim

The article addresses the problem of restricted access to industry-sponsored clinical trial data. In particular, it analyses the intersection of the competing claims that mandatory disclosure of pharmaceutical test data impedes innovation incentives, and that access facilitates new drug development.

These claims are characterised in terms of public-good and common-resource dilemmas. The analysis finds that confidentiality protection of primary research data plays an ambiguous role.

While secrecy, as such, does not solve the public-good problem in pharmaceutical innovation (in the presence of regulatory instruments that protect the originator drug against generic competition), it is likely to exacerbate the common-resource problem, in view of data as a source of verified and new knowledge.

It is argued that the claim of the research-based industry that disclosure of clinical data impedes innovation incentives is misplaced and should not be leveraged against the pro-access policies. The analysis proposes that regulation should adhere to the principle that protection should be confined to competition by imitation.

This implies that the rules of access should be designed in such a way that third-party use of data does not interfere with protection against generic competition. At the same time, the long-term collective benefit can be maximised when the ‘cooperative choice’ – i.e. when everyone shares data – becomes the ‘dominant strategy’.

This can be achieved only when access is not subject to the authorisation of the initial trial sponsors, and when primary data is aggregated, refined and managed on the collective basis.

URL : https://ssrn.com/abstract=2834493

Le contrôle des communs numériques à des fins commerciales : le cas des logiciels libres

Auteur/Author : Stéphane Couture

Cet article aborde les formes de contrôle des biens communs par des entreprises commerciales en étudiant le cas des logiciels libres. Les logiciels libres sont des logiciels dont le code source est librement accessible, et peut être modifié et partagé.

Cette éthique de partage a permis l’émergence d’un modèle collaboratif souvent présenté comme l’exemple type des « communs numériques ». Cependant, de plus en plus d’entreprises participent aujourd’hui au développement des logiciels libres.

Si plusieurs analystes voient d’un bon œil cette contribution commerciale, d’autres font ressortir les formes de contrôle que ces entreprises mettent en place pour tirer profit des communs en logiciels libres.

En recensant différentes études sur ces questions et en analysant plus précisément les cas de Symfony et de Redhat, deux logiciels libres fortement développés par des entreprises commerciales, le présent article s’attarde sur ces formes de contrôle des communs numériques et en fait ressortir les conséquences éthiques.

URL : https://ethiquepublique.revues.org/2275