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De l’usage des revues juridiques dématérialisées : A propos des interactions entre TIC et recherche juridique

Si la réussite d’une revue juridique se traduit tant par la diversité des thématiques abordées et de ses auteurs que par l’actualité des propos, force est de reconnaître que sa longévité est un critère tout aussi pertinent. Une existence qui doit essentiellement sa pérennité à l’investissement originel de ses créateurs et continu de ses contributeurs.

Il faut avouer que le support dématérialisé évince toute contrainte financière substantielle pour une revue et que l’accès libre aux articles (le fameux open-access) facilite grandement la diffusion des travaux de recherche. La revue Neptunus du Centre de Droit Maritime et Océanique de l’Université de Nantes a ainsi été précurseur dans la diffusion des idées sans contrainte matérielle ou financière.

D’ailleurs, quelques années après sa création en 1994, des prises de position et des appels en ce sens, hors de nos frontières nationales, initient une réflexion, désormais ancrée dans toutes les politiques d’innovation et de recherche…

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-01288752

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Mutations dans la sous-filière de la revue scientifique dans les domaines STM : une analyse par les industries culturelles

Auteur/Author : Chérifa Boukacem-Zeghmouri

La revue scientifique, sous-filière du livre, a connu ces vingt dernières années des évolutions à la fois d’ordre technologique, social, économique et politique. Ces évolutions ont construit – dans le domaine des sciences dures et des sciences de la vie (STM) – chez les acteurs dominants des positionnements et des stratégies qui ont exacerbé le processus d’industrialisation de la sous-filière.

Pour analyser, caractériser et comprendre les formes d’industrialisation de la revue scientifique dans les domaines STM, nous avons revisité nos travaux de recherche en faisant appel au cadre théorique des industries culturelles (Miège, 1978) (Bouquillion, 2013). Au sein de ce cadre, nous avons souligné la cohérence de l’évolution de nos thématiques de recherches qui portèrent aussi bien sur les modalités de la production de la revue scientifique, que sur celles de la diffusion et de l’appropriation.

Nous avons également mieux identifié les contributions de nos recherches au sein de chaque thématique. Notamment, nous avons pu formaliser à partir de nos contributions que la dimension sociale des usages des plateformes de revues scientifiques ne peut être envisagée de manière disjointe de l’offre de contenus par les acteurs dominants et de leurs stratégies.

Ce faisant, à l’aide d’un ensemble de concepts, nous avons réexaminé et discuté nos travaux et leurs conclusions pour donner une lecture des mécanismes d’industrialisation qui ont prévalu dans l’univers papier et qui se prolongent dans l’univers numérique.

Nous avons ainsi montré que le glissement de la revue scientifique papier à la revue scientifique numérique est rythmée par deux transitions socio-techniques majeures qui ont ouvert la porte à de nouveaux intermédiaires, issus du Web. Les deux transitions ont été identifiées à l’aide d’une grille d’analyse permettant d’identifier les traits pertinents de l’industrialisation de la filière.

Nous avons ainsi pu tenir compte des acteurs impliqués, du modèle socio-économique associé, de la notion de risque, de la nature des produits et de leur valeur associée, de leur internationalisation, des crises identifiées au sein de la sous-filière, mais aussi des paradigmes industriels dominants (convergence, collaboration et production).

Ces deux transitions prennent le contrepied des discours « révolutionnaires » autour de la publication scientifique qui ont prévalu à la fin des années 1990 et qui sont encore vivaces. Elles montrent que l’émancipation de la revue scientifique vis-à-vis du modèle éditorial papier vient seulement de s’amorcer. Chacune de ces transitions ouvre la voie à de nouvelles modalités de publication qui côtoient les modalités antérieures, sans les anéantir.

L’évolution de la filière semble donc se diriger vers la coexistence de deux modèles socio-économiques, le modèle éditorial et le modèle du flot. La première transition, développée dans le chapitre 1 du mémoire est qualifiée de « Numérisation ». Elle souligne les liens maintenus ou distendus entre le modèle éditorial de la revue papier et celui de la revue électronique. Elle représente une phase d’édition de documents numériques, encore ancrée dans les repères de l’autorité éditoriale de la revue papier.

Durant cette phase, la stabilité des formes structurelle et matérielle de l’article a été préservée. La phase de numérisation a conduit à un accès et à une circulation sans précédent des articles de la revue scientifique. Cette phase exacerbe le processus d’autonomisation de l’article scientifique – amorcé dans les années 1980 autour des bases de données bibliographiques – avec le modèle de la plateforme, introduit par l’offre des grands groupes de l’édition scientifique.

La seconde phase, qualifiée de « Fragmentation », rend compte de la manière avec laquelle les pratiques d’accès à l’article scientifique – autonomisé – se sont développées à l’aide du moteur de recherche Google, proposant un accès simplifié et direct à la publication scientifique. Cette phase donne à voir des mouvements stratégiques entre éditeurs scientifiques et Google, devenu le nouvel intermédiaire de la sous-filière de la revue scientifique. La phase de fragmentation conduit les grands groupes de l’édition scientifique à prendre en compte un nouveau modèle économique, associé au « Libre Accès » destiné à consolider leur place dans la sous-filière.

La troisième partie de la note d’HdR s’appuie sur nos travaux les plus récents – dont certains sont en cours – autour des nouvelles formes de publication de l’article et de la revue scientifique. Cette dernière partie fait appel au paradigme industriel de la création pour mettre en lumière les mécanismes d’intensification de la production scientifique. Elle est traversée par la question du statut et de la nature en redéfinition de l’article et de l’information scientifiques, au sein d’une sous-filière qui émarge à deux modèles socio-économiques, le modèle éditorial et le modèle du flot.

La question du périmètre des communautés ciblées, des nouveaux régimes d’autorité de l’article scientifique en regard des nouvelles formes collaboratives de production de la connaissance scientifique est également soulevée. Les évolutions touchant à la publication scientifique ont été traitées par différentes disciplines (histoire des sciences, sociologie des sciences).

Cette note de mémoire en vue de l’obtention de l’HdR propose une contribution des sciences de l’information et de la communication, par ses propres cadres d’analyse, à la compréhension des évolutions d’une sous-filière du livre, la revue scientifique. Selon le principe de réflexivité, les constats portés par nos travaux empiriques, viennent interroger et alimenter le cadre théorique que nous avons emprunté pour l’exercice de ce mémoire d’HdR.

Nos contributions se situent essentiellement autour des stratégies d’accès, de diffusion et de valorisation développées par les acteurs dominants de la sous-filière, les grands groupes de l’édition scientifique, fragilisés par la montée du modèle socio-économique du flot.

URL : http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/tel-01281524v1

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The Challenges of Journal Startup in the Digital Era

This paper aims to contribute to the evolving literature on the new landscape of scholarly journals. It builds on a series of experiences as a journal editor which span the print and digital eras, and focuses on two current activities with new journals.

One was designed as a synoptic journal in a broad multidisciplinary field, supported by a commercial publisher; the other a non-revenue journal which aims to showcase the work of undergraduates in the author’s institution. Despite the uniqueness of goals and delivery, some of the experiences—and challenges—have proved remarkably similar.

URL : The Challenges of Journal Startup in the Digital Era

DOI : http://dx.doi.org/10.3390/publications3040219

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Making Open Access work: The “state-of-the-art” in providing Open Access to scholarly literature

Purpose

 The purpose of this paper is to provide an overview of one of the most important and controversial areas of scholarly communication: Open Access publishing and dissemination of research outputs. It identifies and discusses recent trends and future challenges for various stakeholders in delivering Open Access (OA) to the scholarly literature.

Design/methodology/approach

 The study is based on a number of interrelated strands of evidence which make up the current discourse on OA, comprising the peer-reviewed literature, grey literature and other forms of communication (including blogs and e-mail discussion lists). It uses a large-scale textual analysis of the peer-reviewed literature since 2010 (carried out using the VOSviewer tool) as a basis for discussion of issues raised in the OA discourse.

Findings

 A number of key themes are identified, including the relationship between “Green” OA (deposit in repositories) and “Gold” OA (OA journal publication), the developing evidence base associated with OA, researcher attitudes and behaviours, policy directions, management of repositories, development of journals, institutional responses and issues around impact and scholarly communication futures. It suggests that current challenges now focus on how OA can be made to work in practice, having moved on from the discussion of whether it should happen at all.

Originality/value

 The paper provides a structured evidence-based review of major issues in the OA field, and suggests key areas for future research and policy development.

URL : http://dx.doi.org/10.1108/OIR-05-2015-0167

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Revues scientifiques et droit d’auteur : la rupture de l’open access

« L’apparition du numérique a constitué pour l’édition scientifique une étape essentielle, comme pour de nombreux autres secteurs des industries dites culturelles. Ici, ce sont les auteurs eux-mêmes, c’est-à-dire les chercheurs dont les articles sont publiés dans les revues scientifiques, qui ont profité de la révolution numérique pour bouleverser les modes de transmission des oeuvres. Il faut dire que ces chercheurs sont doublement concernés par la diffusion des oeuvres scientifiques. Ils en sont les auteurs mais aussi les destinataires principaux : la recherche se nourrit de la recherche, et le chercheur est à la fois le rédacteur d’articles exposant le résultat de ses travaux et le lecteur des publications de ses collègues, qui alimentent ses propres réflexions. C’est ainsi qu’ils ont développé l’idée de l’open access, consistant notamment à assurer un accès gratuit, en ligne, aux articles des revues scientifiques. Il s’agit ici de voir comment l’apparition de ce mouvement en faveur de l’open access a constitué une rupture dans l’évolution de l’édition scientifique et le rôle tenu par le droit d’auteur dans ce contexte. »

URL : http://hal.univ-nantes.fr/halshs-01160567

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Exposing the predators. Methods to stop predatory journals

« The internet is greatly improving the impact of scholarly journals, but also poses new threats to their quality. Publishers have arisen that abuse the Gold Open Access model, in which the author pays a fee to get his article published, to make money with so-called predatory journals. These publishers falsely claim to conduct peer review, which makes them more prone to publish fraudulent and plagiarised research. This thesis looks at three possible methods to stop predatory journals: black- and white-lists, open peer review systems and new metrics. Black- and whitelists have set up rules and regulations that credible publishers and journals should follow. Open peer review systems should make it harder for predatory publishers to make false claims about their peer review process. Metrics should measure more aspects of research impact and become less liable to gaming. The question is, which of these three methods is the best candidate to stop predatory journals. As all three methods have their drawbacks, especially for new but high quality journals, none of them stop predatory journals on its own can. Rather, we need a system in which researchers, publishers and reviewers communicate more openly about the research they create, disseminate and read. But above all, we need to find a way to take away incentives for researchers and publishers to engage in fraudulent practices. »

URL : http://hdl.handle.net/1887/28943

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Rise of the Rest: The Growing Impact of Non-Elite Journals

« In this paper, we examine the evolution of the impact of non-elite journals. We attempt to answer two questions. First, what fraction of the top-cited articles are published in non-elite journals and how has this changed over time. Second, what fraction of the total citations are to non-elite journals and how has this changed over time.
We studied citations to articles published in 1995-2013. We computed the 10 most-cited journals and the 1000 most-cited articles each year for all 261 subject categories in Scholar Metrics. We marked the 10 most-cited journals in a category as the elite journals for the category and the rest as non-elite.
There are two conclusions from our study. First, the fraction of top-cited articles published in non-elite journals increased steadily over 1995-2013. While the elite journals still publish a substantial fraction of high-impact articles, many more authors of well-regarded papers in diverse research fields are choosing other venues.
The number of top-1000 papers published in non-elite journals for the representative subject category went from 149 in 1995 to 245 in 2013, a growth of 64%. Looking at broad research areas, 4 out of 9 areas saw at least one-third of the top-cited articles published in non-elite journals in 2013. For 6 out of 9 areas, the fraction of top-cited papers published in non-elite journals for the representative subject category grew by 45% or more.
Second, now that finding and reading relevant articles in non-elite journals is about as easy as finding and reading articles in elite journals, researchers are increasingly building on and citing work published everywhere. Considering citations to all articles, the percentage of citations to articles in non-elite journals went from 27% in 1995 to 47% in 2013. Six out of nine broad areas had at least 50% of citations going to articles published in non-elite journals in 2013. »

URL : http://arxiv-web3.library.cornell.edu/abs/1410.2217