Where and how early career researchers find scholarly information

Authors : David Nicholas, Chérifa Boukacem-Zeghmouri, Blanca Rodríguez-Bravo, Jie Xu, Anthony Watkinson, Abdullah Abrizah, Eti Herman, Marzena Świgon

This article presents findings from the first year of the Harbingers research project started in 2015. The project is a 3-year longitudinal study of early career researchers (ECRs) to ascertain their current and changing habits with regard to information searching, use, sharing, and publication.

The study recruited 116 researchers from seven countries (UK, USA, China, France, Malaysia, Poland, and Spain) and performed in-depth interviews by telephone, Skype, or face-to-face to discover behaviours and opinions.

This paper reports on findings regarding discovery and access to scholarly information. Findings confirm the universal popularity of Google/Google Scholar. Library platforms and web-scale discovery services are largely unmentioned and unnoticed by this user community, although many ECRs pass through them unknowingly on the way to authenticated use of their other preferred sources, such as Web of Science.

ECRs are conscious of the benefits of open access in delivering free access to papers. Social media are widely used as a source of discovering scholarly information. ResearchGate is popular and on the rise in all countries surveyed. Smartphones have become a regularly used platform on which to perform quick and occasional searches for scholarly information but are only rarely used for reading full text.

URL : http://ciber-research.eu/download/20170103-Where_and_How_ECRs_Find_Scholarly_Information-LEAP1087.pdf

Early career researchers: Scholarly behaviour and the prospect of change

Authors : David Nicholas, Anthony Watkinson, Cherifa Boukacem-Zeghmouri, Blanca Rodríguez-Bravo, Jie Xu, Abdullah Abrizah, Marzena Świgon, Eti Herman

Early career researchers (ECRs) are of great interest because they are the new (and biggest) wave of researchers. They merit long and detailed investigation, and towards this end, this overarching paper provides a summary of the firstyear findings of a 3-year, longitudinal study of 116 science and social science ECRs who have published nearly 1,200 papers and come from 7 countries and 81 universities.

ECRs were interviewed in their own languages face-to-face, by Skype, or telephone. The study focused on the attitudes and behaviours of ECRs with respect to scholarly communications and the extent to which they are adopting new and disruptive technologies, such as social media, online communities, and Open Science.

The main findings include: publishing in highimpact factor journals is the only reputational game in town; online scholarly communities, and ResearchGate in particular, are gaining ground; social media are beginning to have an impact, especially in the dissemination arena; outreach activities have become more important; libraries are becoming increasingly invisible to ECRs; Open Science is not gaining traction; and more transformational ideas are being expressed, especially in the US and UK.

URL : http://ciber-research.eu/download/20170218-Nicholas_et_al-2017a-Learned_Publishing.pdf

Relationships between Consumption, Publication and Impact in French Universities in a value perspective: A Bibliometric Analysis

Authors : Chérifa Boukacem-Zeghmouri, Pascal Bador, Thierry Lafouge, Hélène Prost

The study aims to investigate the relationships between consumption of e-journals distributed by Elsevier ScienceDirect platform, publication (articles) and impact (citations) in a sample of 13 French universities, from 2003 to 2009.

It adopts a value perspective as it questions whether or not publication activity and impact are some kind of return led by consumption. A bibliometric approach was used to explore the relations between these three variables.

The analysis developed indicators inspired by the mathematical h-Index technique. Results show that the relation between consumption, publication and citations depends on the discipline’s profile, the intensity of research and the size of each institution.

Moreover, although relations have been observed between the three variables, it is not possible to determine which variable comes first to explain the phenomena. The study concludes by showing strong correlations, which nevertheless do not lead to clear causal relations.

The article provide practical implication for academic library managers who want to show the added value of their electronic e-journals collections can replicate the study approach. Also for policy makers who want to take into account e-journals usage as an informative tool to predict the importance of publication activity.

Originality: The study is the first French contribution to e-journal value studies. Its originality consists in developing a value viewpoint that relies on a bibliometric approach.

URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01272124

Économie et bibliothèques : Une dialectique au long cours numérique

Auteurs/Authors : Chérifa Boukacem-Zeghmouri, Sami Mabrak

Économie et bibliothèques », «  Économie des bibliothèques », «  Économie en bibliothèques » sont autant d’expressions utilisées pour qualifier les travaux qui posent à la bibliothèque la question de sa valeur économique.

La réponse à cette question a varié et varie encore selon les contextes et les époques. Le web a projeté les bibliothèques dans un univers où elles doivent composer avec de nouvelles régulations.

Notre propos s’attachera à aborder cette question sous l’angle des bibliothèques académiques qui, plus que toutes autres, rencontrent le défi d’un univers de plus en plus ouvert, soumis aux régulations de l’économie numérique.

Les bibliothèques, dans la pluralité de leur typologie, ont accompagné et participé à la transition de nos sociétés vers le numérique.

Par l’intégration des contenus numériques dans leurs collections, par la formation des usagers, par la transformation de leurs bâtiments et de leurs espaces de travail et d’enseignement, par leur engagement dans le mouvement du libre accès, et plus récemment par leur implication dans les données de la recherche, elles ont été d’infatigables chevilles ouvrières de cette transition.

Ce faisant, elles ont participé à des initiatives, des expérimentations et/ou des projets de recherche qui ont contribué à faire évoluer leurs équipes et leurs missions.

Il serait d’ailleurs intéressant qu’un travail de recherche et d’analyse puisse un jour se pencher sur cette période extraordinaire qui a vu des organisations séculaires se transformer et se réinventer de manière si significative en si peu de temps.

Pour les bibliothèques académiques, qui sont au centre de notre propos, les transformations qu’elles ont connues (et qu’elles connaissent encore) sont intimement liées à celles de la communication scientifique sur le web et de l’édition scientifique.

Leur défi aujourd’hui consiste à continuer à exister dans un univers numérique, de plus en plus ouvert, où le nombre et la nature des intermédiaires n’ont jamais été aussi diversifiés.

Plus fondamentalement, la question de leur valeur et de leur poids économique, qui leur a été posée dès les années 1970 par leurs tutelles, se réactive aujourd’hui dans une économie numérique de l’accès.

Aux côtés des tutelles, les usagers, par leurs pratiques culturelles et sociales, posent indirectement la question de la valeur économique de la bibliothèque.

URL : http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2016-08-0034-004

Mutations dans la sous-filière de la revue scientifique dans les domaines STM : une analyse par les industries culturelles

Auteur/Author : Chérifa Boukacem-Zeghmouri

La revue scientifique, sous-filière du livre, a connu ces vingt dernières années des évolutions à la fois d’ordre technologique, social, économique et politique. Ces évolutions ont construit – dans le domaine des sciences dures et des sciences de la vie (STM) – chez les acteurs dominants des positionnements et des stratégies qui ont exacerbé le processus d’industrialisation de la sous-filière.

Pour analyser, caractériser et comprendre les formes d’industrialisation de la revue scientifique dans les domaines STM, nous avons revisité nos travaux de recherche en faisant appel au cadre théorique des industries culturelles (Miège, 1978) (Bouquillion, 2013). Au sein de ce cadre, nous avons souligné la cohérence de l’évolution de nos thématiques de recherches qui portèrent aussi bien sur les modalités de la production de la revue scientifique, que sur celles de la diffusion et de l’appropriation.

Nous avons également mieux identifié les contributions de nos recherches au sein de chaque thématique. Notamment, nous avons pu formaliser à partir de nos contributions que la dimension sociale des usages des plateformes de revues scientifiques ne peut être envisagée de manière disjointe de l’offre de contenus par les acteurs dominants et de leurs stratégies.

Ce faisant, à l’aide d’un ensemble de concepts, nous avons réexaminé et discuté nos travaux et leurs conclusions pour donner une lecture des mécanismes d’industrialisation qui ont prévalu dans l’univers papier et qui se prolongent dans l’univers numérique.

Nous avons ainsi montré que le glissement de la revue scientifique papier à la revue scientifique numérique est rythmée par deux transitions socio-techniques majeures qui ont ouvert la porte à de nouveaux intermédiaires, issus du Web. Les deux transitions ont été identifiées à l’aide d’une grille d’analyse permettant d’identifier les traits pertinents de l’industrialisation de la filière.

Nous avons ainsi pu tenir compte des acteurs impliqués, du modèle socio-économique associé, de la notion de risque, de la nature des produits et de leur valeur associée, de leur internationalisation, des crises identifiées au sein de la sous-filière, mais aussi des paradigmes industriels dominants (convergence, collaboration et production).

Ces deux transitions prennent le contrepied des discours « révolutionnaires » autour de la publication scientifique qui ont prévalu à la fin des années 1990 et qui sont encore vivaces. Elles montrent que l’émancipation de la revue scientifique vis-à-vis du modèle éditorial papier vient seulement de s’amorcer. Chacune de ces transitions ouvre la voie à de nouvelles modalités de publication qui côtoient les modalités antérieures, sans les anéantir.

L’évolution de la filière semble donc se diriger vers la coexistence de deux modèles socio-économiques, le modèle éditorial et le modèle du flot. La première transition, développée dans le chapitre 1 du mémoire est qualifiée de « Numérisation ». Elle souligne les liens maintenus ou distendus entre le modèle éditorial de la revue papier et celui de la revue électronique. Elle représente une phase d’édition de documents numériques, encore ancrée dans les repères de l’autorité éditoriale de la revue papier.

Durant cette phase, la stabilité des formes structurelle et matérielle de l’article a été préservée. La phase de numérisation a conduit à un accès et à une circulation sans précédent des articles de la revue scientifique. Cette phase exacerbe le processus d’autonomisation de l’article scientifique – amorcé dans les années 1980 autour des bases de données bibliographiques – avec le modèle de la plateforme, introduit par l’offre des grands groupes de l’édition scientifique.

La seconde phase, qualifiée de « Fragmentation », rend compte de la manière avec laquelle les pratiques d’accès à l’article scientifique – autonomisé – se sont développées à l’aide du moteur de recherche Google, proposant un accès simplifié et direct à la publication scientifique. Cette phase donne à voir des mouvements stratégiques entre éditeurs scientifiques et Google, devenu le nouvel intermédiaire de la sous-filière de la revue scientifique. La phase de fragmentation conduit les grands groupes de l’édition scientifique à prendre en compte un nouveau modèle économique, associé au « Libre Accès » destiné à consolider leur place dans la sous-filière.

La troisième partie de la note d’HdR s’appuie sur nos travaux les plus récents – dont certains sont en cours – autour des nouvelles formes de publication de l’article et de la revue scientifique. Cette dernière partie fait appel au paradigme industriel de la création pour mettre en lumière les mécanismes d’intensification de la production scientifique. Elle est traversée par la question du statut et de la nature en redéfinition de l’article et de l’information scientifiques, au sein d’une sous-filière qui émarge à deux modèles socio-économiques, le modèle éditorial et le modèle du flot.

La question du périmètre des communautés ciblées, des nouveaux régimes d’autorité de l’article scientifique en regard des nouvelles formes collaboratives de production de la connaissance scientifique est également soulevée. Les évolutions touchant à la publication scientifique ont été traitées par différentes disciplines (histoire des sciences, sociologie des sciences).

Cette note de mémoire en vue de l’obtention de l’HdR propose une contribution des sciences de l’information et de la communication, par ses propres cadres d’analyse, à la compréhension des évolutions d’une sous-filière du livre, la revue scientifique. Selon le principe de réflexivité, les constats portés par nos travaux empiriques, viennent interroger et alimenter le cadre théorique que nous avons emprunté pour l’exercice de ce mémoire d’HdR.

Nos contributions se situent essentiellement autour des stratégies d’accès, de diffusion et de valorisation développées par les acteurs dominants de la sous-filière, les grands groupes de l’édition scientifique, fragilisés par la montée du modèle socio-économique du flot.

URL : http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/tel-01281524v1